TAUPEAprès les ignobles attaques de l’ambassade de France et de l’Etat-major général des Armées du Faso, les services de renseignements ont travaillé d’arrache-pied en mutualisant les informations entre l’Agence nationale de renseignements, les renseignements de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée pour comprendre comment tout cela a pu nous arriver.

Ils ont été aidés par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les caméras de surveillance ont livré des secrets, les téléphones portables ont aussi parlé et de façon bruyante. Tout cela mis bout-à-bout a permis de mettre la main sur un homme de tenue qui serait la taupe ou le complice qui a aidé les terroristes dans leur dessein macabre.

Ce complice était même au cimetière pour accompagner les braves soldats qui sont tombés sous les balles assassines des terroristes. Celui qui vient d’être interpellé par les FDS est totalement différent de ceux qui avaient été pris dès les premiers moments de l’enquête. Comme l’a dit Madame le procureur, il s’agissait de savoir s’ils sont complices, co-auteurs ou auteurs ou s’ils n’ont rien à voir dans ces attaques. Le bon morceau n’était pas dans ce lot.

Or, depuis le jour de l’attaque, le président du Faso s’est investi personnellement dans le cabinet de crise qu’il a créé avec le ministre de la Défense et celui des Affaires étrangères. Ce cabinet a eu à faire un travail de titan de par les différentes infos qui venaient des services de renseignements. L’intensité du travail était telle que les collaborateurs des ministres repartaient chez eux des fois après 3 h du matin.

Cela a dû peut-être passer inaperçu, mais le président Roch Kaboré avait l’air un peu moins angoissé quand il rencontrait les femmes pour son dialogue direct à l’occasion de leur journée, tout simplement parce qu’il avait l’information que la taupe des terroristes avait été appréhendée.

Maigre consolation mais consolation quand même, car c’est le début du démasquage de ceux qui en veulent au Faso et à ses fils en faisant des alliances machiavéliques, diaboliques. Avec l’arrestation de ce gros poisson dans le sens qu’il est accusé directement d’être la taupe, l’espion des terroristes pour leur permettre de tuer des Burkinabè, un grand pas est fait dans la compréhension des attaques et c’est surtout un bon point pour les FDS dans leur travail noble de protection des populations au péril de leurs vies.

Dans les recherches des infos sur les attaques du vendredi 2 mars, moi Mounafica j’ai su que la salle de conférences qui a été pulvérisée par le véhicule bourré d’explosifs est celle-là même qui avait vu le général Honoré Nabéré Traoré se proclamer président de la Transition après la chute-fuite de Blaise Compaoré. Et feu le colonel Djibril Lallé avait son bureau jouxtant cette salle.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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