VIOLOù va la jeunesse burkinabè ? C’est la question qui taraude l’esprit de Kantigui, qui constate avec amertume que les actes de viol sont récurrents ces temps-ci au Burkina Faso. Quelques semaines après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo sur le viol collectif présumé d’une adolescente à Ouagadougou, Kantigui a eu vent, à Fada N’Gourma, du viol d’une fille de 20 ans par trois loubards (deux employés de commerce et un maçon). Selon l’infortunée, l’un de ses bourreaux lui faisait des avances. Pour s’y prendre, il l’a invitée dans un débit de boisson. Après avoir pris quelques verres, il l’a conduite chez un ami. Sans tarder, le jeune homme lui a tendu un billet de 10 000 F CFA pour une partie de jambes en l’air. Offre déclinée par la jeune fille. Par la suite, les deux hommes ont feint de la ramener chez elle. A sa grande surprise, elle s’est retrouvée dans un endroit isolé, face à trois hommes, le troisième s’étant pointé plus tard. Ils se sont servis d’une arme blanche pour passer, tour à tour, à l’acte. Les trois insatiables sexuels ont même voulu « bisser ». C’est en ce moment que la victime a fait parler sa ruse pour échapper au deuxième tour. En effet, son calvaire a pris fin au moment où elle a fait croire au garçon qui lui faisait des avances, qu’elle serait disposée à entretenir une relation amoureuse avec lui. Comme si de rien n’était, dans la bonne humeur, ses bourreaux ont décidé de la ramener chez elle. Arrivés à la hauteur de la brigade territoriale, la demoiselle a créé un vacarme qui a attiré l’attention des gendarmes. Les violeurs ont pris la fuite. Mais ils ont été interpellés plus tard.

Sidwaya