C’est avec un grand étonnement que le monde politique et de la société civile ont constaté à la présentation de la 2e mouture du gouvernement Paul Kaba Thiéba le nom de Simon compaoré au poste de ministre de la Sécurité. Dès lors, il était évident que les problèmes allaient continuer à se multiplier, dans la mesure où le fait de tenir coûte que coûte à ce poste relève plus de l’orgueil, du jusqu’au-boutisme de Simon Compaoré. Comme les gens pensent et disent que je ne mérite pas le poste de ministre de la Sécurité, alors je vais prendre ce poste pian, advienne que pourra.

Simon Compaoré encourageant des policiers pour les services rendus
Simon Compaoré encourageant des policiers pour les services rendus

Effectivement, malgré la bonne volonté et le courage de bien faire du seul ministre d’Etat qui nous reste, les choses vont de mal en pis. La dernière en date, le mouvement d’humeur des policiers de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), indique clairement que l’on veut la tête de Simon Compaoré. Pour le moment, les tirs sont groupés sur le DG de la police mais, à la longue, cela va finir par se durcir en y ajoutant comme préalable le depart du ministre himself.

On connaît la méthode: c’est d’abord la main qu’on demande; mais si cela traine, donner la main ne suffira plus, il faut adjoindre le bras. Et dans le discours de Simon Compaoré aux jeunes gens, cela transparait clairement; il sait que le départ du DG n’est que la première étape.

Mais au-delà des considérations sociopolitiques, on peut sacrifier Simon, si cela peut amener le calme et la sérénité dans les rangs. Et ce sacrifice n’est pas du genre mise en marge de la république. Non, c’est un jeu de chaise musicale: Simon va rester ministre d’Etat, mais dans un autre poste, comme on peut le nommer ministre des Affaires présidentielles.

On peut aussi, dans ce sacrifice, demander à Simon de choisir lui-même son remplaçant. Une hirondelle ne fait pas le printemps, donc un seul homme ne doit pas mettre en danger tout le Faso. Car à l’allure où se dessinent les choses, de gros nuages noirs planent sur le Burkina et ils ne sont pas annonciateurs de pluie bienfaisante.

Ousmane Hébié

http://lesechosdufaso.net/

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