viol-1Drissa, couturier de profession, est accusé de viol sur la personne de Tiendrebéogo E. âgée de 17 ans, au moment des faits, soit courant l’an 2017. Il a comparu pour en répondre des faits, ce mercredi 10 janvier 2018 devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou. La présumée victime était également présente, en compagnie de ses proches. Un procès qui a été renvoyée N fois…

Pour ce qui est de l’affaire en question, il se trouve que Drissa et la jeune fille, Tiendrebéogo, vivent dans le même quartier. La présumée victime loge chez un de ses parents, qui est aussi parenté à un pasteur voisin.

En ce qui concerne les faits, selon demoiselle Tiendrebéogo, elle est allée en ce 02 mai acheter des bonbons pour des enfants dont elle en avait la charge dans la cour du pasteur. C’est en retournant qu’elle a été appelée par Drissa qui l’a tirée de force et l’a emmenée dans sa maison pour ensuite la violer. A signaler que la boutique est à moins de 6 mètres du domicile de Drissa. Elle prétend qu’elle a crié, mais personne n’a intervenu, parce qu’elle était déjà à l’intérieur du local de Drissa, et comme la porte est en bois, les gens n’ont surement rien entendu.

Elle explique qu’elle y est resté de 10 h au matin, et qu’elle a été violée deux fois, c’est à dire, à 10 h et à 17 heures… Elle explique que le premier viol a eu lieu à 10 h. Ensuite, Drissa l’a enfermée dans la maison pour aller au travail, et revenir pour la suite du deuxième viol, à 17 h.

Elle est donc restée jusqu’au lendemain matin, dans le domicile de Drissa. Et c’est par la suite qu’elle a été retrouvée par ses proches.

La version du prévenu, Drissa, est tout autre. Lui et la fille se connaissent depuis un bout de temps. Car souvent elle passe devant sa cour pour aller chercher de l’eau à la borne-fontaine d’à côté, et elle s’arrête pour causer avec lui. Ainsi donc est née une relation amoureuse. Il précise que même quand la borne-fontaine est tombée entre temps en panne, il partait vers chez Tiendrebéogo qui est situé sur sa route pour commander de l’eau, et au retour, il s’arrête pour causer avec elle. 
Il lui a fait cas de son intention de la marier et celle-ci a dit d’aller directement voir ses parents qui sont à Saponé, au lieu du pasteur, parce qu’elle est juste présente dans un contexte précis.

Drissa raconte que c’est en étant au boulot qu’il a été appelé au téléphone par le pasteur qui lui demande de venir ouvrir la porte afin que la fille sorte, parce qu’elle y a été enfermée et que depuis la veille, ses proches la cherchaient. Drissa répond que la fille a la clé en sa possession, et qu’elle a décidé délibérément de rester dans la maison depuis la veille également en lui disant qu’en partant, elle allait laisser les clés sous un bidon de 20 litres vide qui était à côté de la porte. Il est revenu la trouver toujours présente, et est allé lui acheter à manger, entre autres…

Il s’étonne que fille dise qu’il a la clé en sa possession, pendant que c’est elle même qui a décidé de rester et de repartir en temps opportun.

Ainsi donc, Drissa, après toutes ces tractations avec le pasteur, est revenu et a dû casser sa porte pour y entrer, selon les constats. Il fouille la maison de fond en comble, ne retrouve pas sa clé, et estime qu’il faut voir sur la fille si celle-ci ne l’a pas cachée dans ses vêtements, et même dans son intimité. Mais rien…

Le pasteur, qui était présent et qui suivait la scène, emporte ensuite la fille…

Sauf qu’une plainte émanera ensuite de Drissa contre la présumée victime, parce qu’il a perdu la somme de plus de 300 000 FCFA dans sa maison, et cela pendant que la fille y était. Après donc cette convocation, qui n’a pas abouti par ailleurs, l’autre partie décide ensuite à son tour de déposer plainte. Cela pour viol de demoiselle Tiendrebeogo…

Drissa explique qu’il avait vraiment l’intention d’épouser le fille, si bien que quand elle est restée et lui a dit de ne pas aller voir le pasteur, mais ses parents au village, il s’est dit que peut-être que les dés étaient déjà jetés par celle-ci et qu’il fallait donc aller chez les parents de celle-ci pour y peaufiner les choses,en sa compagnie, d’autant plus qu’elle a passé la nuit avec lui…

Le prévenu explique que quand le pasteur l’a appelé pour lui dire de venir ouvrir la porte afin que la fille sorte, il lui a dit qu’elle avait la clé en sa possession. Outre cela, le pasteur lui a dit qu’elle pleurait à l’intérieur et donc, il lui a demandé de lui passer le téléphone par la fenêtre, afin qu’il lui parle, mais rien de tout cela…

Selon le pasteur, il était en train de faire des photocopies de documents mais n’était pas sur les lieux. Il s’est juste contenté d’appeler Drissa…

Outre cela, après donc la perte de son argent qui est de plus de 300 000 FCFA, Drissa explique que des menaces ont fusé pour dire qu’après cela, il aura pour son compte aussi, cela dit par le pasteur. En d’autres termes, c’est comme si Drissa n’avait pas porté plainte pour son argent disparu, l’on n’en serait pas là, et l’affaire serait close…

Par ailleurs, la visite médicale dans le dossier montre que la fille, qui dit connaître un homme pour la première fois, ne présente aucune lésion dans son intimité. Encore que Drissa dit que rien que la veille, elle a eu des relations sexuelles avec lui et est revenue le lendemain, et c’est de là d’où sont venus les problèmes…

Le procureur a requis contre le prévenu la peine prison ferme de 60 mois, soit 5 ans, pour les faits qui s’apparentent à de la séquestration. Délibéré au 24 janvier prochain…

Claire Leboeuf 

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