palai_de_justice_images_thumb_medium500_0Encore une affaire d ‘arnaque, mais dame S. Ami n’y est pour rien en cela. Elle est accusée pour sa part d’avoir abusé de la confiance de dame Rouamba, qui lui a confié son agence Orange money à gérer, mais se retrouve dépouillée de la somme de 1,310 million FCFA. Dame Ami devait donc en répondre des faits ce mardi 12 juin 2018 devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou…

La prévenue ne nie pas les faits. Elle explique clairement qu’elle a fait la connaissance de Béninois qui viennent dans son agence. Entre-temps, deux d’entre eux lui expliquent qu’elle est une personne de bonne foi, mais il se trouve que beaucoup de gens lui veulent du mal. Ils lui proposent de l’aider à devenir riche, et prennent son numéro de téléphone. Les deux Béninois l’appellent ensuite, lui donnent rendez-vous devant le lycée John Kennedy, la conduisent chez eux et font des rites sur des fétiches, pour après lui dire que si toutefois elle racontait ce qu’elle a vu faire, elle perdrait la vie. 
Depuis donc cet entre-fait, Ami est chaque fois sollicitée par ses arnaqueurs qui lui demandent de l’argent. Elle puise alors dans le compte de sa patronne, dame Rouamba, et transfère l’argent dans le compte des Béninois escrocs.

Elle explique qu’elle n’avait pas le choix, parce que ceux-ci lui disaient de garder le silence, sous peine de perdre la vie. Une sorte de chantage, en résumé…

Mais ce n’est pas le seul acte que dame Ami a commis. Car sur le montant de 1,310 million FCFA, elle a remis la somme de 250 000 FCFA à son concubin pour ses fiançailles, communément appelé « Poug poussm » (PPS), en Mooré. C’est la veille de la célébration de ces fiançailles que dame Rouamba, la propriétaire de l’agence, qui est allée pour vérifier son compte à Orange, a constaté que Ami a fait des virements dans son propre compte, pendant qu’elle était en charge de le faire pour d’autres…

Dame Rouamba a tout simplement fait appel à la gendarmerie qui a interpellé Ami, puis, celle-ci a avoué les faits. Sauf que les Béninois sont restés introuvables, depuis lors. 
Ami a écopé de la peine e 12 mois de prison avec sursis, et condamnée à rembourser à la victime la somme détournée.

Claire Lebœuf

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