bagarre (1)W. Abdoul Karim est inspecteur du trésor. Il a eu maille à partir avec dame K. Naïmanatou, ce qui lui a valu de répondre de faits de coups et blessures volontaires et de dégradation de biens. Il devait donc en répondre des faits ce vendredi 11 mai devant le Tribunal de grande instance de Ouagadougou…

Pour l’histoire, il s’agit en fait de deux personnes qui logeaient dans un même célibatérium. Depuis donc ce temps, les deux familles ne s’entendaient pas, selon la plaignante, dame Naïmatou, parce que sieur Karim est devenu arrogant dès lors qu’il a été embauché à la fonction publique.

Les faits de l’accident sont que les deux personnes, que sont dame Naïmatou, et sieur Karim, sont sortis en même temps le matin du 1er mai, fête du travail.

Karim déclare qu’il allait à la Bourse du travail, pendant que la dame raconte qu’elle allait acheter du riz dans une alimentation de la place vers la pédiatrie Charles de Gaulle et profiter régler une affaire de tontine où elle y est incluse…

Il se trouve que bien auparavant, les deux personnes vivaient dans un même célibatérium. Par la force des choses, avec les bagarres entre eux qui y sont fréquentes, le propriétaire a demandé que chacun se cherche, parce qu’il n’en pouvait plus. Cela depuis que le mari de Naïmatou ait machetté sieur Karim…

Les bisbilles, selon les deux parties, viennent de leurs enfants qui se bagarrent souvent.

Mais il se trouve qu’outre ces bisbilles entre enfants, et dont les parents s’en mêlent, il y a comme une sorte de rancune qui s’est installée, si bien que les choses sont allées de mal en pis si bien que le bailleur a demandé à chaque camp de débarrasser les lieux.

Si Karim l’a fait en allant dans une cour unique voisine, dame Naïmatou et les siens sont restés néanmoins dans le célibatérium.

Il se trouve cependant que là où Karim a déménagé n’est pas loin de là où il logeait, et donc, les deux familles rivales se toisaient toujours…

Donc, en ce matin du 1er mai, Karim allait à la Bourse du travail, selon ses dires. Dame Naïmatou aussi sortait pour ses courses.

Toutes les deux personnes résident au quartier Nioko 1 et sont voisins.

De nioko 1 en passant par le quartier Bendogo, pour aller sous l’échangeur et continuer vers la pédiatrie Charles de Gaulle, les deux personnes se suivaient.

Dame Naïmatou raconte que c’est Karim qui la suivait de très près, pendant que celui-ci déclare le contraire, pour expliquer qu’il a évité plusieurs fois la dame parce qu’elle était devant lui et lui a entre-temps fait un signe de la main avec son doigt qui signifie ce que l’on sait…

Le hic dans cette histoire est que Sieur Karim a cogné dame Naïmatou, cela aussi pendant qu’elle avait dévié de la chaussée et était sur un autre côté en terre de la voie, parce qu’elle estimait que sieur Karim était en train de la poursuivre et donc, il fallait qu’elle se sauve la peau. Mais avec tout cela, Karim est descendu sur la même terre ferme et dame Naïmatou explique que pendant qu’elle était garée pour attendre que celui-ci passe, il est venu derrière elle, l’a cognée une fois, puis une seconde fois, avant de s’immobiliser. Cela aussi parce que les badauds l’y ont contraint, parce qu’il s’apprêtait à s’en aller…

Ainsi donc, lesdits badauds ont immobilisés Karim et l’ont contraint à demeurer sur les lieux. Certaines personnes avaient voulu mettre le feu à son véhicule de marque Toyota RAV 4, mais d’autres les en ont dissuadées.

Cette affaire a fait l’objet de faits divers sur des stations radio, par ailleurs, ainsi que sur les réseaux sociaux où dame Naïmatou disait tantôt que Karim l’a draguée et comme elle n’a pas accepté, il l’a poursuivie jusqu’en ces lieux pour l’accidenter, sinon lui ôter la vie…
Les circonstances de l’accident portent cependant à controverse, parce que l’on ne peut comprendre que deux personnes quittent ensemble Nioko 1, traversent le quartier Bendogo, passent sous l’échangeur pour ensuite se percuter vers non loin de la pédiatrie Charles de Gaulle.

Dame Naïmatou a eu une fracture à la main gauche, et cela avec une chirurgie qui lui a mis des fers dans le poignet.

Elle estime que malgré qu’elle ait senti qu’elle était poursuivie et qu’elle soit descendue sur la terre ferme pour se garer à côté d’une citerne, et que malgré tout cela, Karim l’ait poursuivie dans ses derniers retranchements, celui-ci a attenté à sa vie…

Bien que Karim et ses conseils aient tenté de dire le contraire, le procureur et le tribunal ont estimé qu’il est coupable des faits de coups et blessures volontaires et de dégradation de biens. Il a été condamné à une amende de 1,5 millions FCFA ferme et à dédommager la victime à hauteur de 900 000 FCFA…

Claire Leboeuf

http://zoodomail.com

This Post Has Been Viewed 589 Times