mpp (1)Mounafica a capté une info qui va faire jaser dans certains états-majors politiques mais qui n’est qu’un pet de souris dans un verre d’eau. Notre compatriote, le Pr Balibié Serge Auguste Bayala, qui a brillamment obtenu le poste de Directeur général du Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG) de Dakar en laminant ses concurrents, a pris service. Ses nouvelles charges étant incompatibles avec une appartenance politique, il va bientôt adresser une lettre de démission au président du parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Il n’a pas de fonction politique au sein du parti mais il est juste un militant. Et comme le mot démission vaut son pesant de commentaires dans le paysage politique du Faso, on va spéculer.

Il n’y a donc pas lieu d’y voir une démission pour divergence politique ou idéologique (comme si ces considérations avaient encore un sens dans le Landerneau politique burkinabè) mais une simple incompatibilité avec son nouveau poste.

C’est le lieu de féliciter le promu qui a fait honneur au Burkina Faso. Nul n’est prophète chez soi, dit l’adage. Sinon, c’est le même qui était Directeur général du Centre national des œuvres universitaires (Cenou) que des étudiants ont trainé dans la boue jusqu’à ce qu’il soit relevé de ses fonctions en octobre 2016. A quelque chose malheur est bon pour le Pr Bayala. S’il était toujours DG du Cenou, il n’aurait probablement pas postulé pour la direction du CESAG.

Le CESAG, c’est «l’émergence de talents au service de l’Afrique», une alternative aux grandes écoles occidentales dans la formation, le conseil et la recherche en gestion. C’est un pôle de six écoles et presqu’autant de projets de formations. Une grande institution donc.

Bon vent à l’Etalon! Bon vent à l’ambassadeur!

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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