delestage-d-electricite-ouagadougou-et-bobo-dioulasso-seront-encore-dans-le-noir_5aa5abd2ee27c_l250_h250La  Direction générale de la SONABEL a animé une conférence de presse, le vendredi 9 mars 2018 à Ouagadougou, pour annoncer les mesures prises pour gérer  la période de pointe avec un déficit de 50MW.
Le Burkina Faso est  dans la période de pointe. Une période chaude  au cours de laquelle les Burkinabè demandent plus d’électricité. Et c’est aussi  en ce moment d’alerte  que les machines  de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL)   subissent l’effet conjugué de forte sollicitation en énergie. Conséquence, des délestages intempestifs. Une routine au pays des Hommes intègres et cette année encore, les populations des grands centres de consommation  comme  Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, vivront  le même calvaire car la SONABEL enrégistre cette année un déficit de 50MW. C’est ce qu’a annoncé  le premier responsable de la nationale d’électricité, François de Sales Ouédraogo, lors  d’une conférence de presse, le vendredi 9 mars 2018 à Ouagadougou. « Malgré les investissements consentis par l’Etat, nous sommes toujours en situation de déficit même avec  la réhabilitation de 5 groupes thermiques qui ont permis d’avoir une puissance additionnelle de 30MW », a-t-il laissé entendre. Cette  sortie  médiatique, selon lui, vise à informer la population, des mesures prises pour  réduire ce déficit et les effets inconfortables qui en découleront. Il s’agit de l’effacement des gros clients c’est-à-dire que ceux qui disposent d’autres sources d’énergie libèrent celle de la SONABEL. « Si ces autoproducteurs qui sont raccordés au réseau s’effacent pendant les périodes critiques, cela nous permettra de disposer d’une vingtaine de MW qui peuvent être mis à profit pour juguler le déficit », a espéré François  de Sales Ouédraogo. A la question de savoir si  ces gros clients auront une contrepartie de leur sacrifice , le DG de la SONABEL de répondre: « Non, il n’ y a aucune contrepartie proposée, seulement, ils ont accepté de s’engager dans un esprit civique ». Toutefois, il a confié avoir soumis une requête au gouvernement pour les accompagner durant cette période. Dans ce combat, la SONABEL compte aussi sur les « petits » clients. A eux, il a demandé  d’avoir  des reflexes d’économie d’énergie. Par exemple,  éteindre toutes les lampes et les appareils électriques à  domicile ou au service avant de sortir.  Au cours de la journée, M. Ouédraogo les a invités à se contenter de la lumière du jour, si elle est suffisante.  Ces petits gestes    permettront, selon lui, de  disposer de  quelques MW de plus.
Même chanson chaque année
Parmi ces mesures, figure le programme prévisionnel de délestage, un planning  qui va épargner les sites sensibles comme les hôpitaux, les unités de production de  l’ONEA…  A chaque période de pointe, la SONABEL pointe du doigt, le nombre croissant de la demande. Et au cours de ce face à face, elle  est revenue sur l’éternelle raison de ce déficit. « Malgré les investissements consentis par l’Etat,  le sous- secteur de l’électricité  est confronté à un déséquilibre persistant entre l’offre d’énergie et une demande de plus en plus forte dont le taux de croissance annuel est de 13% », a indiqué le DG. Le projet d’interconnexion avec le Ghana, a-t-il ajouté, qui était très attendu dans le cadre de la gestion de la pointe de 2018 n’est malheureusement pas encore effective. Un projet qui  devrait à terme contribuer à satisfaire 25% de la demande actuelle d’énergie en  augmentant  l’offre de la SONABEL de 100MW.  « Si du côté burkinabè, les travaux sont  achevés depuis décembre 2017, il n’en est pas de même pour la partie ghanéenne dont les travaux ont connu un grand retard», a déploré M. Ouédraogo. La faible pluviométrie enregistrée en 2017 et qui n’a pas permis de remplir les barrages figure également sur la liste des « accusés ». A cela s’ajoute la centrale de Zagtouli. « La centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli injectera sa pleine capacité sur le réseau national interconnecté pendant cette période critique. Toutefois, son apport ne sera perceptible que dans la journée », a relevé le premier responsable de la SONABEL. Et pour informer davantage les populations et se faire comprendre, la SONABEL  entend engager des campagnes de sensibilisation dans les medias, sur leurs  pages facebook  et site web.
Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com
http://www.sidwaya.bf/

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