dasyOn  va de révélations en révélations sur la mort subite, dans la nuit de vendredi 30 au samedi 31 mars dernier, de Dézy Champion à Bingerville. Un témoin de la scène, dans l’ancienne capitale de la Côte d’Ivoire, a permis à linfodrome.ci de revenir sur tous les détails, heure par heure, de l’évacuation jusqu’au décès de l’artiste et pasteur, adulé par les mélomanes ivoiriens.

Primo, a confié notre source, Dézy champion n’habitait plus à Bingerville. Mais l’artiste se serait rendu dans cette banlieue d’Abidjan pour voir un ami. D’aucuns parleraient même d’un homme politique, qui aurait des ambitions pour la cité.

Mais, comment est survenu son décès? Notre témoin en sait peu. Mais, l’homme, un travailleur de l’hôpital général de Bingerville retient une chose. « Ceux qui sont venus avec lui (Dézy Champion) à l’Hôpital général de Bingerville sont rentrés dans cet établissement aux environs de 00h37avec le corps de l’artiste déjà décédé ». Selon ce témoin, le garçon de salle qui les a accueillis, a jeté un coup d’œil dans la voiture et est allé chercher l’infirmier de garde pour venir faire le constat avant toute initiative. Mais, le temps pour lui d’aller trouver l’agent de santé et de revenir sur les lieux, les accompagnateurs du patient l’avaient déjà descendu de la voiture. Ils l’ont mis dans un fauteuil roulant et l’ont roulé jusqu’au hall des urgences. A 00h38, l’infirmier de garde constate le décès du patient et demande à ses amis de l’amener à la morgue. Mais, les accompagnateurs de l’artiste décident autrement. Ils préfèrent aller chercher la police pour l’en informer. Pour quel motif ? L’infirmier n’y voit aucun inconvénient et se soumet à la procédure. La police, alertée, est arrivée, selon notre interlocuteur, à 1h du matin. Les agents de sécurité, voyant que c’est l’artiste Dézy Champion, prennent peur et appellent leur hiérarchie, notamment le commissaire pour prendre des consignes. Celle-ci, une dame, joint le directeur de l’hôpital. Celui-ci-joint aussitôt le médecin d’astreinte pour lui intimer d’arriver rapidement sur les lieux.

En effet, explique notre source, ce sont deux infirmiers qui assurent la garde chaque soir dans l’établissement de santé. Ils sont chapeauté par un médecin d’astreinte, qui est joint systématiquement toutefois qu’il y a un cas d’urgence qui nécessite sa présence. C’est ce dernier qui, joint par son directeur, se précipite à l’hôpital où il arrive précisément à 2h30. Bien avant, il trouve sur les lieux, les sœurs et des membres de la famille de l’artiste déjà alertés, certainement par les accompagnateurs du défunt. C’est à 2h47, l’heure figurant sur sa fiche de constat, qu’il délivre effectivement ce document pour attester du décès de l’artiste. « C’est l’heure précise du constat du médecin, mais pas l’heure à laquelle il était mort ».

Peu après, les agents de la police de Bingerville font appel à la police scientifique qui prend les choses en main vers 3h du matin. A ces derniers, le médecin leur signifie que le patient est arrivé mort à l’hôpital. Les investigateurs prennent des photos de la dépouille de l’artiste, puis poursuivent leurs enquêtes sur les lieux où ses accompagnateurs ont indiqué que la voiture du défunt s’était embourbée. Il s’agit plus précisément du quartier Sicogi II de Bingerville.

A en croire notre témoin, selon les dires des amis de l’artiste qui l’on accompagné à l’hôpital, il a piqué une crise d’asthme dehors, alors qu’il n’avait pas sa Ventoline sur lui. C’est en allant chercher de la Ventoline qu’il s’est embourbé en chemin. Son véhicule s’étant immobilisé dans le sable. Il a alors appelé son ami en urgence pour venir l’aider à sortir sa voiture de l’ensablement. Les secours arrivés, voyant qu’ils ne pouvaient pas sortir l’engin enfoncé dans le sable, l’on sorti du véhicule et embarqué dans un autre véhicule. Pendant tout ce temps, tout s’est accéléré au niveau de son état de santé. En route, il aurait poussé un dernier soupir et a rendu l’âme dans le véhicule. A 4h45, c’était la dernière étape à l’hôpital général de Bingerville où un corbillard affrété a conduit le corps à la morgue d’Ivoire Sépulture (Ivosep) de Treichville. En définitive, soutient notre témoin, le défunt n’a pas eu besoin de soin à son arrivée à l’hôpital. « Il n’y avait pas d’urgence, parce qu’il était déjà mort, il n’a reçu aucun soin. Il n’y a eu aucun billet d’évacuation émis ou remis à aucun parent ou accompagnateur. L’ambulance de l’hôpital n’a pas été mobilisée, parce qu’il n’y avait plus rien à faire ». En tout état de cause, précise-t-il, celui qui l’accompagnait connaissait bien les responsables de l’Hôpital et aurait appelé pour toute urgence et obtenir une prise en charge.

Mystère donc sur la mort de ce célèbre artiste, qui a jeté l’émoi dans toute la grande famille des mélomanes du Zouglou. Spécialité musicale dans laquelle il a évolué.

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