cdp-768x433-300x169Le conseil des ministres, en sa séance du mercredi 1er août 2018, a adopté « un décret portant changement d’appellation de l’hôpital national Blaise Compaoré. Les différents textes existants font référence à un hôpital dénommé tantôt « Hôpital national Blaise Compaoré », tantôt « Centre hospitalier universitaire de Tengandogo ». L’adoption de ce décret permet de fixer définitivement la dénomination de cet hôpital par l’appellation suivante : Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo.

 

Notre parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), dénonce l’esprit de vengeance puérile qui anime les hommes forts du moment. Car, son Excellence monsieur Blaise Compaoré est le géniteur de ce projet d’hôpital de référence.
Aussi, avec des arguments farfelus, qui ne convainquent pas, face au refus du peuple burkinabè, le gouvernement tente de faire comprendre qu’il « a voulu normaliser la situation de ce centre hospitalier en suivant la politique mise en place par le ministère de la Santé, qui stipule que les hôpitaux de district doivent porter désormais le nom des localités où ils sont implantés », dixit Remis Fulgance Dandjinou, à la 5e conférence de presse du gouvernement. Ce qui est archifaux parce qu’un CHU, n’est pas un hôpital de district.

En effet, depuis son inauguration, l’hôpital a été construit avec des amphithéâtres pour permettre aux étudiants en médecine de pouvoir y prendre des cours. Il était donc, dès le départ, et avec clairvoyance, conçu pour être un centre hospitalier universitaire. Et c’est d’ailleurs la Transition qui l’a élevé au rang de CHU-Blaise Compaoré. C’est indécent de vivre la rancune au cœur contre quelqu’un avec qui on a travaillé 27 années durant. Et avec qui on est d’ailleurs comptable des bons et mauvais résultats.

Notre parti, le CDP, pense que le gouvernement à mieux à faire. Nous sommes conscients que ce qui préoccupe aujourd’hui les populations, c’est comment avoir à manger, comment trouver de l’emploi aux jeunes et aux femmes, relancer l’activité économique, etc. (…), que de s’épancher sur des changements de nom et pour tronquer l’histoire en voulant effacer de la mémoire collective, l’illustre nom de Blaise Compaoré. 
Nous souhaitons que le gouvernement actuel construise d’autres hôpitaux pour soulager la souffrance des populations, les rapprochant des populations et en réduisant le coûts des soins.

L’histoire ne s’efface pas aussi facilement sur un coup de tête. Cela donne raison à ceux qui pensent que l’Afrique n’a pas d’histoire. En effet, chacun vient effacer les traces de l’histoire, pour écrire les siennes.
Démocratie – Progrès – Justice

Ouagadougou, le 3 août 2018
Pour le Bureau Politique National,
Le Président

Eddie KOMBOIGO