criseDans cette déclaration pleine de révélations sur la gestion du ministre de la Santé, les observateurs citoyens reviennent sur la  situation qui bloque le bon fonctionnement du département ministériel. Visiblement, au lieu de chercher des solutions et des explications fondées aux pratiques malsaines au sein du département ministériel, il ressort que ce sont des accusations et des arguments légers qu’utilise l’acteur principal de cette crise.   Nous avons assisté ces dernières semaines à des écrits, dénonçant des actes condamnables au sein du ministère de la sante. Ces écrits non contestés par les concernés dont le ministre de la Santé lui-même, qui les a même reconnu entres les lignes dans ses droits de réponse vont du fait de détournements de fonds publics à des irrégularités administratives d’ordre pénal. Cette situation de dénonciation publique, est la conséquence d’un conflit ouvert entre les 2 sommets du département, à savoir le cabinet et le secrétariat général. En effet, plusieurs sources décrivent des relations malsaines, teintées de calomnies et d’accusations fortuites entre le ministre et sa secrétaire générale, soi-disant pour la convoitise du poste de ministre de la santé. De ce fait, cette profonde crise de confiance amène le ministre à rechercher des responsables à tous les niveaux, allant même à porter des accusations contre son entourage proche au cabinet et sa SG. Est-il nécessaire de chercher des responsables sur des actes véridiques dénoncés ? Monsieur le ministre dans ses droits de réponse aux différents écrits n’a cherché qu’à justifier pourquoi il a posé des actes condamnables, en oubliant que rien de tout ce qu’il a donné comme arguments et explications ne peut justifier : Le détournement de 70 millions d’un projet de développement pour l’acquisition d’un véhicule pour son cabinet Le préfinancement de 80 millions FCFA octroyés sur base d’une requête émise par une direction fantôme, n’existant nulle part dans l’administration publique et encore moins dans son département L’acceptation du chèque de 50 millions de la CAMEG contrairement aux recommandations de l’ASCE-LC Le cumul de fonctions de ministre de la Santé avec la fonction de DG Centre Muraz ainsi que les avantages y afférents dont en plus celle de d’enseignant hospitalo-universitaire (CHU-SS). Les multiples absences pour des missions « qu’on peut juger personnelle ??? » hors du pays sur budget de l’Etat dont on se demande qu’elle est la plus-value pour le système de santé et pour le pays. Le non-respect du principe de rationalisation du train de vie de l’Etat et de la gestion efficiente du budget dans le cadre de la mise en œuvre de son nouvel organigramme. Des écrits circulent dans les réseaux sociaux titrés « Quand la SG veut la tête de son Ministre » où il semble que « madame la SG s’est décidée d’user de tous les moyens pour assouvir sa faim incommensurable et s’est donné comme objectif de ternir l’image du ministre par des montages grossiers et calomnieux ». Ensuite, une lettre anonyme fait des allégations non fondées sur certains membres du cabinet afin de créer un climat délétère entre les collaborateurs. Ainsi, on y indexe l’entourage du ministre comme les responsables des écrits anonymes parus dans les médias. Toutes ces accusations faites par le ministre de la santé, sont faites essentiellement pour détourner l’opinion sur des faits essentiels pourtant vrais qui lui sont reprochés. Nous constatons avec désolation la dégradation des valeurs de probité au ministère de la santé. Le « plus rien ne sera comme avant » est devenu « tout est  pire qu’avant ». Par exemple, pendant que le ministre s’absente 2 semaines par mois, les DG quant à eux inscrivent leur nom sur plusieurs ordres de missions simultanément dans la même semaine. Pire le ministère est laissé à la dérive quand plusieurs fois le ministre et sa SG sont tous les deux hors du pays au même moment, sans tenir compte des enjeux qui se posent au système de santé. En effet le ministre a été absent et a toujours délégué à la SG la préparation et la gestion des 2 derniers mouvements du SYNTSHA.

A croire qu’il s’en désintéresse.

Les observateurs citoyens