arton86148A la veille de la commémoration de l’an 4 de l’insurrection populaire, l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a animé ce lundi, 29 octobre 2018, à Ouagadougou, une conférence de presse pour donner son analyse de la situation nationale et appeler à la mobilisation des Burkinabè autour des acquis.

Pour cette sortie, le coordonnateur de l’APMP, Simon Compaoré, par ailleurs président par intérim du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir) avait, à ses côtés, le président de l’Union pour la renaissance/Parti socialiste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara ; le président du Rassemblement de patriotes pour le renouveau (RPR), Aly Badra Ouédraogo ; le premier responsable du Parti national pour le développement et la paix (PNDP), Issa Tiemtoré et celui du Front des forces sociales (FFS), Edouard Zabré.

« Les dates des 30 et 31 octobre 2014 sont historiques en ce sens qu’elles constituent les repères du cheminement du Burkina Faso vers le progrès, le bonheur et la liberté. C’est pour cela que les Burkinabè doivent se réjouir, mais surtout se recueillir devant la mémoire des patriotes qui, au prix du sang, ont contribué à opérer le changement et perpétuer la démocratie au Burkina Faso. Nous ne devons jamais perdre cela de vue, même au-delà de ces dates historiques de commémoration », a situé, dans la déclaration liminaire, le coordonnateur de l’APMP, Simon Compaoré, qui salue également les efforts entrepris par les pouvoirs publics pour soulager « les blessures de l’insurrection ».

Selon les conférenciers, l’APMP est unie pour commémorer les 30 et 31 octobre, afin de symboliser l’unité de la lutte des forces vives contre le déni de démocratie, le népotisme et le refus de la trituration de la Loi fondamentale au profit d’un individu et de sa clique ; parce que, en cette année civile de 2014, et les 30 et 31 octobre, le peuple burkinabè a dit bruyamment non et suffisamment fort, en son temps, à l’arbitraire, à la falsification, à la confiscation des acquis démocratiques et à la patrimonialisation du pouvoir.

En cette période de commémoration de l’insurrection population, l’APMP appelle à rester constamment mobilisés, unis et soudés dans la préservation des acquis démocratiques que les martyrs ont contribué à asseoir. Ils appellent, par la même occasion, à graver la mémoire de ces martyrs dans la postérité, afin que leur sacrifice ne soit pas vain.

La journée du 31 octobre 2018 sera marquée par un dépôt de gerbes de fleurs au Monument des martyrs par le président Roch Kaboré.

« Ces acquis ont pour noms la liberté, la démocratie et la justice. Aujourd’hui, au bout de la victoire du peuple burkinabè sur les forces anti-démocratiques, on retrouve des Burkinabè libres d’entreprendre comme ils l’entendent, surtout économiquement. (…).

Aujourd’hui, notre démocratie est sur les rails, elle avance et s’approfondit », se réjouissent les conférenciers qui déplorent les attaques terroristes auxquelles fait face le pays. « Vaincre l’hydre terroriste est un impératif et un combat patriotique qui incombe à tous les Burkinabè », convainc la majorité présidentielle, qui magnifie au passage les initiatives de mobilisations populaires de soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS). 
Occasion également pour exprimer une solidarité aux victimes du terrorisme et aux FDS. « La marche vers l’inéluctable victoire des Forces de défense et de sécurité est semée d’embûches, mais nous y parviendrons », galvanise Simon Compaoré.

Dans une sorte de bilan à mi-chemin du régime Kaboré, l’APMP s’est félicitée de nombreux acquis. « Les acquis, on le sait, sont notables, tangibles dans les domaines socio-économiques. 
Notre économie progresse et le taux de croissance pourrait dépasser la barre des 6% malgré les opérations de sabotage : déstabilisation et fronde sociale », notent les conférenciers, citant aussi les efforts au niveau du secteur de la santé et dans le domaine de l’eau.

« Des projets structurants sont en voie de mise en œuvre et la prochaine année civile sera riche en activités pour le Burkina et ses habitants », promet la majorité présidentielle.

Sur une question relative au livre de l’ex-Premier ministre, Isaac Yacouba Zida (intitulé « Je sais qui je suis »), Simon Compaoré pense que ce livre ne mérite même pas une attention particulière, car, le plus urgent pour le régime Kaboré, c’est la résolution des problèmes liés au terrorisme et aux aspirations des populations. « Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre sort », paraphrase-t-il. 

Lefaso.net