Après la clôture de la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’est tenue du 7 mars au 4 juin, le Groupe parlementaire UPC était face à la presse ce mercredi 6 juin 2018 pour dresser le bilan des activités réalisées au sein de l’hémicycle. Cette rencontre a permis aux conférenciers de revenir sur les raisons pour lesquelles le Groupe parlementaire UPC a voté «abstention» concernant le projet de loi portant Code pénal.


Quelques membres du Groupe devant les journalistes

Le 31 mai dernier, l’Assemblée nationale procédait à l’adoption de la loi portant Code pénal. Un vote qui n’a pas été unanime car sur les 125 votants, 83 de la majorité ont voté pour tandis que 42 de l’opposition ont voté contre. Toute chose qui avait soulevé des interrogations au niveau de l’opinion publique qui ne comprenait pas la position de l’opposition, surtout de l’UPC. Mais pour le Groupe parlementaire UPC, «c’est la procédure qui nous pose un problème».

La question de la peine de mort, expliquent les conférenciers, est une question fondamentale, qui ne peut être évacuée dans un code qui a été élaboré dans la précipitation, au regard des nombreux amendements que le gouvernement a accepté lors de son adoption.

Pour le député Moussa Zerbo, la Constitution est actuellement en relecture et n’a pas encore évacué cette question. «Quel est l’empressement de ramener cette question dans le Code pénal? Si la Constitution venait à dire le contraire de ce que dit le Code pénal, que fait-on? On revient là-dessus?»

Il faut souligner qu’en plus de cela, le groupe a donné sa caution pour l’adoption des projets de lois portant ratification à l’exception des projets de conventions relatives à l’extradition et l’entraide judiciaire entre le Burkina Faso et la République française où le Groupe parlementaire UPC a voté «abstention».

Le groupe parlementaire, interrogé sur les motifs de cette décision, a répondu, par la voix de Moussa Zerbo que le fait de s’abstenir à l’UPC n’est pas de l’équilibrisme. «On ne s’est pas abstenu durant toute la session pour qu’on veuille nous incriminer pour cela. Nous pensons aussi que c’est notre liberté démocratique», soulignant que: «Lorsque les choses ne sont pas suffisamment claires, vous ne pouvez pas donner votre caution».

Et la première vice-présidente du Groupe, Henriette Zoumbaré, de renchérir: «Nous ne sommes nullement contre l’extradition de qui que ce soit, nous avons aussi soif de vérité pour tous les dossiers de crime commis au Burkina. Mais nous pensons que la loi ne saurait être un instrument de règlement de comptes politiques, elle doit être impersonnelle».

Entre autres activités menées par le Groupe parlementaire UPC, on note en plus d’avoir participé à l’adoption des lois, la tenue de ses premières journées parlementaires et à la conférence de presse de l’opposition parlementaire…

Madina Belemviré

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