circuit-parallele-de-ventes-de-medicaments-la-cameg-se-demarque_5aa5b2051664b_l250_h250La Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG), a été citée dans deux affaires de vente «illicite» de médicaments. Afin de donner d’amples informations, le chef du département Communication et relations publiques, Mikaïllou Kéré, a animé un point de presse, le vendredi 9 mars 2018, à Ouagadougou.
Accusés d’avoir alimenté un circuit de vente parallèle de produits pharmaceutiques en dehors du circuit officiel, 16 personnes ont été interpellées le 21 février 2018 par la Brigade anticriminalité (BAC) de Bobo-Dioulasso. Ces personnes étaient composées de 9 agents de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG), un travailleur journalier de la centrale, 4 clients et 2 complices. Pour les responsables de la CAMEG, ce circuit dit parallèle n’est pas inhérent à la CAMEG. Un point de vue donné lors de la conférence de presse animée le vendredi 9 mars 2018. Selon le chef du département Communication et relations publiques, Mikaïllou Kéré, le mode opératoire consistait à utiliser le compte d’un client agréé pour acquérir des produits, mais à la sortie, ces produits ne passent pas dans l’entrepôt du client facturé, mais destinés à un dépôt privé de produits pharmaceutiques ou à un particulier ou à un commerçant. «La CAMEG n’est pas responsable. Elle n’a pas été affectée financièrement ou en termes d’écarts de stocks liés à cette pratique», a précisé Mikaïllou Kéré. La preuve, a-t-il ajouté, parmi les 9 agents de la CAMEG interpellées, 7 ont été relaxées le même jour et deux déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso. «La procédure suit son cours avec la saisine du doyen des juges d’instruction près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Mais, il faut souligner que les actes posés seront appréciés à l’interne au regard du règlement intérieur de la CAMEG», a soutenu le communicateur.
Le second volet de la
conférence de presse a porté sur la vente présumée de produits à des terroristes à Ouagadougou. A propos de ce sujet qui aurait été porté sur la place publique par un média en ligne puis relayé sur les réseaux sociaux, Mikaïllou Kéré a expliqué la situation. Il est ressorti que c’est un aide-magasinier qui a été interpellé, le 12 février 2018 par la brigade de recherche du commissariat central de police de Ouagadougou pour vente illicite de médicaments. Et pour M. Kéré, l’aide- magasinier a été approché par un ami qui sollicitait un produit pharmaceutique (Rivotril) qu’il éprouvait des difficultés à trouver en pharmacie. L’agent de la CAMEG s’est donc attaché les services d’un grossiste pharmaceutique privé, qui a accédé à la requête. «Après l’audition, l’aide- magasinier de la CAMEG et l’agent du grossiste privé ont été libérés, le 23 février tandis que l’ami qui n’a pas répondu à la convocation de la police semble avoir pris la fuite», a étayé le conférencier. C’est pourquoi, il a affirmé que la CAMEG n’est concerné ni de loin ni de près par cette affaire, compte tenu du fait que les produits ne sont pas de la centrale et les faits ne se sont pas passés dans les locaux de l’association.
Gaspard BAYALA
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