Plus qu’hier, le capitalisme a exacerbé l’individualisme. Et pour preuve, alors qu’il y a 10 ans, les gens étaient prêts à tout pour sauver leurs frères en difficultés, aujourd’hui, ils sont prêts à les sacrifier pour leur enrichissement personnel. Le constat est terrible. Il y a des personnes qui aiment plus l’argent que leur propre famille. La cupidité est en train de devenir la nouvelle folie des jeunes en quête d’argent facile et de gloire. Incroyable, mais vrai, par les temps qui courent, des gens tuent – même les personnes de leur famille – pour le confort, pour obtenir de l’argent et vivre la belle vie. Indignation et interpellation.


Si n’est sous l’emprise des forces du mal, comment comprendre qu’une personne normale tue son proche pour de l’argent? Assurément, au cœur de ces drames inadmissibles, il y a un problème d’éducation et de morale

L’argent est le nerf de la guerre, dit-on. Aussi, pour réaliser leurs rêves et devenir un véritable guichet automatique à sou, nombreux sont ceux qui sont prêts aujourd’hui à accepter tous les deals, peu importe le prix à payer. Il y en a alors qui font un pacte avec le diable, font des sacrifices humains en mettant en danger la vie de leurs proches, pour arriver à leur fin. C’est monstrueux, c’est effroyable et cela dépasse l’entendement car la plus belle richesse que l’on puisse avoir, c’est bien la famille, les proches et les amis. Pourtant, les crimes odieux sont courants dans le cercle des intimes: si n’est la mère, le père, les frères, ce sont les enfants ou l’épouse que certains sacrifient pour de l’argent.

Face à ces crimes inexpliqués, il est légitime de se demander si notre société ne forme pas des paranoïaques, des fous, des ultras-nerveux et des psychopathes? En tout état de cause, chacun de nous devrait se sentir interpellé puisque l’éducation peut être la cause de ces horreurs.

Il est par conséquent urgent que notre société promeuve davantage les valeurs morales et éducatives comme l’amour, le don de soi, le désintéressement, le discernement. C’est peut-être à ce prix que nous arriverons à vaincre ensemble la dictature de l’argent.

La vie humaine est sacrée. Elle est don de Dieu. Nous avons le devoir de la protéger et de la sauvegarder. Enseignons ce postulat à nos progénitures et nous aurons fait œuvre utile.

Théophile MONE*

http://lesechosdufaso.net

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