etalongLes Etalons entrent en scène dans cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017 dès la première journée de l’ouverture du tournoi. Coincés dans la poule A entre le pays organisateur, le Gabon, le quintuple champion d’Afrique, le Cameroun et le néophyte de cette compétition, la Guinée-Bissau, les poulains de Paulo Duarte ne veulent pas se faire remarquer afin de mieux surprendre.

Juste après le match d’ouverture qui opposera le Gabon à la Guinée-Bissau, les Etalons fouleront la pelouse du stade de l’Amitié sino-gabonaise pour en découdre avec les Lions Indomptables du Cameroun, le samedi 14 janvier à 19h00 GMT. Un adversaire qui a un nom ronflant mais dont ses hauts faits d’arme se conjuguent aujourd’hui au passé. Mais les ouailles de Paulo Duarte devront tout de même se méfier de cet adversaire qui enregistre une cascade de défections dans sa sélection. Le Cameroun a tous les atouts entre ses mains pour se voir bombarder favori dans cette confrontation. Son emblématique gardien de but et capitaine, Joseph Antoine Bell, n’avait pas hésité à dire après le tirage au sort que les Lions ne pouvaient rêver d’un aussi bon tirage. Il bénéficie de sa proximité avec la zone de compétition et de l’avantage du climat. En plus, sur le plan psychologique, les Lions ont un ascendant sur les protégés du technicien portugais pour les avoir battus à l’ouverture de leur CAN et devant leur public en 1998. Et récemment en France lors d’un match amical. Fort de tout cela, les Etalons ne devront donc pas faire la fine bouche, même si dans la tanière des Lions, il règne un semblant  désordre. Duarte voudrait certainement profiter de la position de favori des Lions pour avancer caché avec son groupe. Car, samedi à 19h00, ce sera l’heure où tout le travail fait pendant le stage à Marrakech devra prendre tout son sens. Les vice-champions d’Afrique 2013 dont l’effectif a aujourd’hui pris de la bouteille savent convenablement gérer le stress d’une entrée en compétition. Le capitaine Charles Kaboré le faisait même savoir. «Nous ne devons pas nous préoccuper de l’adversaire. Nous devons juste nous focaliser sur notre jeu pour être bons sur le terrain. Car une fois que nous sommes meilleurs, l’adversaire va déjouer», a-t-il soufflé. Le sélectionneur national, Paulo Duarte, joue aussi sa crédibilité dans cette compétition, lui qui n’a jamais remporté la moindre victoire en phase finale de CAN avec les Etalons en cinq matchs voudra cette fois réussir un grand coup avec son groupe qu’il a vu naître. Les ingrédients sont donc réunis pour que les Etalons ne faillissent pas dans cette compétition comme en 2015. Surtout qu’ils viennent de faire le plein de confiance en remportant une victoire, le vendredi 7 janvier dernier, face aux Aigles du Mali. Mais tout dépendra aussi de l’environnement. Si le peuple dégage des ondes positives pour pousser son Onze national, le rêve sera encore permis comme en 2013.

Béranger ILBOUDO
De Libreville (Gabon)

 


Les yeux de Marrakech

* Alain le coach
Alors qu’il avait pris place sur le banc pendant la première période de jeu, Alain Traoré n’est jamais resté tranquille. Il était le premier à pester sur l’arbitre sur une faute non sifflée et à rabrouer l’adversaire quand il se faisait rugueux dans les contacts avec un Etalon. Par moments même, il jaillissait du banc pour féliciter un partenaire si celui-ci effectue un geste magnifique ou une passe lumineuse. C’est à peine si Alain Traoré ne voulait pas se substituer à Duarte le vendredi 7 janvier pour la victoire face au Mali (2-1).

* Les Etalons délestés de soucis financiers
Le ministre des Sports burkinabè, le docteur Taïrou Bangré qui est venu en compagnie du président de la FBF, le colonel Sita Sangaré, la veille du deuxième match amical des Etalons face au Mali, s’est entretenu avec les joueurs et le staff. Il  leur a témoigné le soutien du gouvernement et du président du Faso avant d’apporter la ‘’bonne nouvelle’’. Les primes de qualification et de sélection ont été payées après la victoire face au Mali et c’est avec un esprit dégagé de tout souci financier que les Etalons ont pris l’avion pour Libreville le dimanche 8 janvier.

* Quand Giresse voulait d’un huis clos
Le sélectionneur de l’équipe nationale malienne, le français Alain Giresse, voulait d’un huis clos pour la rencontre internationale amicale entre sa formation et les Etalons. S’il avait fermé la porte à la presse malienne, le Burkina n’était pas au courant de ce fait. C’est donc avec grande surprise qu’il a vu débarquer les journalistes burkinabè. En représailles ou pas, il n’a pas voulu accorder d’interview à la fin de la partie.

* Un journaliste français refoulé
Olivier Pron de RFI a fait des pieds et des mains pour avoir accès au match amical entre les Étalons et les Aigles. S’il a pu franchir le premier rideau, il sera stoppé net au niveau de l’accès au stade annexe de Marrakech par les organisateurs de la partie. Alain Giresse voyait certainement en lui un espion pour d’autres formations également qualifiées pour la CAN. Si le journaliste français assistait à la rencontre, il allait certainement décortiquer sa tactique pour aller la livrer aux adversaires, a-t-on appris dans les couloirs auprès d’une source proche de la partie malienne.

* Les Etalons sont à Libreville
Les Etalons ont quitté Marrakech dans l’après-midi du dimanche 8 janvier par bus pour rallier Casablanca. Là, ils ont ensuite emprunté un avion pour prendre la direction de Libreville. Leur routing ne concordait pas encore avec celui de la presse qui a dû patienter avant de prendre un autre vol un peu plus tard pour rallier la capitale gabonaise via Cotonou.

Rassemblées par B. ILBOUDO
http://www.sidwaya.bf/