pmKaba Thieba devrait avoir un seul dernier acte à poser après l’accord avec le monde de l’éducation : déposer sa démission. En tout cas à en croire certaines sources à Kosyam qui parient fort sur un remplaçant déjà dans les vestiaires du Palais. Un technocrate de la finance internationale, profil Breton Woods. La question qu’on se pose est de savoir si le Burkina dans sa situation actuelle de double crise sociale et politique a besoin d’un technocrate moulé dans les chiffres ou s’il faut plutôt un politique fin connaisseur de la marre politico-sociale nationale. Il est évident que le résultat de KABA décrié aujourd’hui sur tous les toits est aussi lié en grande partie au contexte et le mauvais casting qui en a été fait par les leaders du MPP qui ont cru à la magie de l’économiste pour résoudre les problèmes.

Là où, il y a crise politique et crise sociale, où l’on note le fiasco retentissant d’un banquier, que pourrait de mieux un autre économiste? Surtout quand on s’attend à y voir un théoricien de l’austérité économique façon FMI? Il est de notoriété que les pays en crise sociale et politique trouvent comme meilleurs premiers ministres des politiques de métier. Le Mali à côté expérimente maintenant les non économistes après les messieurs chiffres. Les théoriciens des chiffres qui passent pour des magiciens ou les disciplines d’Adams Smith ont toujours aggravé les choses et conduit à la crise globale et à son exacerbation par leurs mesures impopulaires, austères et draconiennes. Un exemple parmi tant d’autres est l’Ivoirien Alassane Ouattara appelé par feu Houphouët-Boigny comme PM face à la crise économique du pays début 90.

La conséquence aura été l’aggravation de la crise au plan social et politique jusqu’à la mort du vieux la côte d’Ivoire ne s’était plus remise sur pied. Ici, le Burkina vît une crise non pas économique mais sociale et politique. Alors, le meilleur profil pour PM ne pourrait qu’être un homme rompu au terrain politique qui connait les hommes et l’histoire récente et lointaine de l’évolution politique. UN TENGUIN BIIGA. Faire autre choix serait preuve d’un bon mauvais diagnostic. Tout Mouta Mouta serait vraiment se condamner à reproduire du Paul KABA Thieba. C’est à dire le statu quo.

Lookmann Sawadogo

 

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