screenshot_1-750x430Le Burkina Faso a passé la commande de deux hélicoptères Mi-171Sh à la Russie. L’annonce a été faite par Sergey Kornev, Directeur général adjoint de Rosoboronexport, l’agence russe chargée des exportations du complexe militaro-industriel russe, lors du Forum « Armée-2017 » tenu du 22 au 27 août dernier à Moscou. Sergey Kornev a, par ailleurs, précisé que les hélicoptères seront livrés en 2018. Toutefois le coût de cette commande n’a pas été dévoilé.

Variante du Mi-171 de transport militaire, le Mi-171Sh est un hélicoptère multi-rôles pouvant accomplir une large gamme de missions parmi lesquelles : le transport aérien de forces d’assaut ; le transport de cargaisons ; l’attaque air-surface ; l’escorte des colonnes militaires ; l’évacuation médicale ; ainsi que la recherche et le sauvetage lors des opérations de combat.

En juin dernier, Taïwan avait fait don de deux autres hélicoptères aux forces armées burkinabés. Les deux hélicoptères U1-H1, d’un coût global de 8 000 000 de dollars US, soit environ 4 milliards de F CFA, sont une bouffée d’oxygène pour les Forces armées nationales, selon le ministre de la défense nationale et des anciens combattants. « Ils seront d’un appui certain pour les Forces armées nationales du Burkina Faso, dans la lutte qu’elles mènent sans relâche contre le terrorisme », a rappelé le ministre Jean Claude Bouda.

Le Burkina Faso est devenu la cible fragile des terroristes du Sahel alors que le « G5 Sahel », coalition de pays africains censée agir dans la région contre la menace djihadiste avec l’appui de la France, n’est toujours pas opérationnel.

En août dernier,  une attaque terroriste avait été menée à Ouagadougou, à seulement 200 mètres de l’attentat perpétré en janvier 2016 au café Cappuccino, qui à l’époque avait fait 30 morts. Le bilan était de 18 morts, dont huit Burkinabè et sept étrangers (un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes), a précisé la procureure Maïza Sérémé.

Le renversement populaire de Blaise Compaoré a surement eu pour effet indirect d’affaiblir la sécurité intérieure, permettant aux groupes islamistes de se lancer dans une série d’enlèvements et d’attentats. Blaise Compaoré, en effet, avait négocié des pactes de non-agression avec certains groupes à la fois terroristes et mafieux. Ces accords sont aujourd’hui caducs. La dissolution en septembre 2015 du régiment de sécurité présidentielle (RSP), après un coup d’État manqué, a un peu plus fragilisé l’édifice sécuritaire que le nouveau pouvoir a le plus grand mal à reconstruire. Depuis 2015, près de la frontière entre le Burkina Faso et le Mali, une vingtaine d’attaques terroristes ont fauché la vie de près de 70 personnes.

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