police-1Des malversations ont été relevées dans la gestion des recettes des Services payés de la Police nationale du Burkina, après quatre semaines d’investigation qui a porté sur une période de 14 mois allant du 1er janvier 2016 au février 2017.

Selon le rapport de l’inspection technique des services de la police, 166 structures ont été contrôlées, notamment, des directions de police, des commissariats et des postes de polices.

Il ressort de ce rapport que les Services payés ont généré plus de deux milliards F CFA dont plus d’un milliards FCFA était réservé au personnel. De cet argent « des responsables de police se sont partagés des sommes et pas des moindres ».

Un pourcentage des recettes des Services payés était également réservé aux œuvres sociales mais a été finalement détourné de destination.

Les investigations ont permis aussi de constater que « sur 373 166 064 FCFA alloués à la rubrique fonctionnement, 53% de dépenses ne sont pas justifiées ».

De ce rapport de l’inspection technique, on note que le nombre totale des institutions financières/hôtelières sécurisées au Burkina est de 408 dont 232 contrats formellement établis, deux partiellement signés, 174 sans contrats.

Les sites miniers sécurisés sont au nombre de 14 dont dix contrats et quatre sans contrats.

A la suite de ce rapport, les investigateurs ont recommandé que les contrats des Services payés soient rendu publics, la relecture du décret régissant le Service payé qu’ils estiment dépassé.

Le secrétaire général de l’UNAPOL, le commissaire de police Wakilou Sénou

« Sur le rapport qui a été présenté, nous sommes pleinement satisfaits parce que le rapport conforte UNAPOL (Union police nationale) dans la lutte qu’elle mène depuis sa naissance », s’est réjoui son secrétaire général le commissaire de police Wakilou Sénou pour qui le décret 79 régissant le Service payé est « un décret largement désuet ».

Pour le commissaire Sénou qui se dit « quelque peu attristés », affirme que le rapport qui a été présenté « aurait dû être (fait) depuis 2011 » car « c’est à cause des injustices, de l’exploitation que (leurs) camarades (au nombre de 136) sont aujourd’hui dans la rue et ont été radiés pour des raisons fallacieuses, pour des règlements de compte ».

Le premier responsable du syndicat de la police, a par ailleurs plaidé la réintégration des policiers radiés de 2011, opinant que « les mêmes personnes qui les ont radié pour ces mêmes pratiques sont ces mêmes personnes jusqu’en 2017 qui continuent d’exploiter les hommes ».

Selon le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure des exemplaires de ce rapport ont été transmis à l’Autorité de contrôle d’Etat et d’autres exemplaires seront donnés au président et au Premier ministre.

Daouda ZONGO

 

Wakatsera.com

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