abarEn marge de la Conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds du G5 Sahel pour le financement du Programme d’investissements prioritaires, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a signé deux conventions de financement avec le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Sidi OuldTah, pour un montant de 23 milliards de F CFA.

Le projet de bitumage de la route nationale Tougan-Ouahigouya, laRN 10, connaitra bientôt un bond en avant. Pour cause, un financement partiel de 11, 5 milliards de F CFA a été obtenu avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). La signature de la convention a eu lieu, le jeudi 6 décembre 2018 à Nouakchott entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry et le directeur général de la banque, Sidi OuldTah. Grâce à  cette contribution, le chef de la diplomatie burkinabè a soutenu que le ministère des Infrastructurespourra lancer les marchés, en attendant l’acquisition du restant des fonds nécessaires auprès des autres bailleurs qui interviennent dans le projet.

Mais avant, il s’est réjoui de l’avancéeenregistrée, car a-t-il souligné, la route Tougan-Ouahigouya, au-delà de son importance sur le plan national, a une dimension régionale. « Elle constitue un maillon  de la route communautaire de l’UEMOA  CU12  Bobo-Dioulasso-Tougan-Ouahigouya et permettra de relier Abidjan à Mopti  en passant par Bobo-Dioulasso. Cela contribuera au renforcement de l’intégration régionale et à la croissance des échanges commerciaux dans l’espace », a-t-il expliqué.

Outre la convention pour le  bitumage de cette voie, le ministre Barry a également signé une autre avec la BADEA qui met en place une ligne de crédit de 11, 5 milliards de F CFA au profit  de quatre fonds nationaux. L’objectif, selon lui, est de contribuer au développement de l’emploi et des activités génératrices de revenus. « La ligne de crédit viendra en appui aux différents secteurs de l’économie tels que l’agriculture, le transport, l’industrie et l’artisanat », a-t-il fait savoir. Il a également indiqué que les activités éligibles au secteur informel  seront prises en compte afin de les faire migrer vers des secteurs structurels.

Eliane SOME
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De retour de Nouakchott