simon (2)Le Ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré a rencontré les riverains de l’avenue Kwamé N’Krumah le 4 septembre 2017 à Ouagadougou pour leur faire part des nouvelles mesures mises en place dans le cadre d’une sécurisation parfaite de cette avenue qui a connue deux (2) attaques en moins de 2 ans et a dans l’ensemble fait plus d’une quarantaine de morts. Cette sortie a eu un double impact au sein de l’opinion publique nationale et internationale d’autant plus qu’elle peut d’une part réconforter les riverains durement éprouvés par ces attaques mais aussi servir de moyens de nuisance aux terroristes d’autre part.

 

Dans l’après-midi du 4 septembre 2017 à Ouagadougou, Simon Compaoré, Ministre de la sécurité intérieure du Burkina Faso avait initié une rencontre avec les riverains de l’avenue Kwamé N’Krumah dont l’objectif était de leur faire part des nouvelles mesures de sécurité instaurées sur la plus belle avenue de la capitale burkinabè. Ces mesures à en croire le Ministre de la sécurité, permettront aux riverains de l’avenue Kwamé N’Krumah en particulier et à la population burkinabè en générale d’être à l’abri d’éventuelles attaques terroristes. Mais cette rencontre initiée par Simon Compaoré a été diversement appréciée par l’opinion nationale et internationale.

Il faut dire que d’un côté il y a ceux qui louent et apprécient l’acte du Ministre à sa juste valeur telle que conçue par le ministre himself. De l’autre côté, il y a également ceux qui estiment que cette rencontre n’avaient pas sa raison d’être. Mais de toutes les façons, chacun tire la couverture de son côté.

Du premier côté de la réflexion il convient de rappeler que la rencontre du Ministre d’avec les riverains telle que faite pouvait servir de porte d’entrée des terroristes car ils pourront déceler à travers cette conférence, les différentes failles qui existent dans le système sécuritaire nouvellement instauré sur l’avenue Kwamé N’Krumah. Cela doit rester secret défense en vue de surprendre quiconque aimerait semer la zizanie ou la terreur sur le territoire burkinabè. Cette rencontre devrait être secrète ou totalement occultée car les terroristes se trouvent partout où nous sommes. Ils se pourraient qu’ils aient même eu des correspondants à cette rencontre. Ils peuvent, à travers tout ce qui a été dit lors de cette rencontre, déceler toutes les failles afin d’organiser une contre-attaque ou même aller définir certains visages à éliminer éventuellement. Le Nord du pays continue de perdre ses fils et filles à travers des attaques et des enlèvements répétés. Le Soum perd jour après jour son gout, sa saveur et sa culture. Les habitants de cette région vivent toujours la peur dans le ventre. Dans ces cas de figures il serait primordiale te plausible de souvent faire de la retenue dans ce que l’on dit et ce que l’on entend de faire. Toute mesure de sécurisation doit rester secrète afin de surprendre quiconque s’hasardera à intenter à la quiétude des populations.

Du second côté, il y a ceux pour qui la rencontre a été fructueuse d’autant plus qu’elle leur a permis de comprendre qu’il y a quelque chose qui est fait pour désormais assurer leur sécurité. Cette rencontre a permis de rassurer les responsables de commerce, les riverains de cette avenue ainsi que leurs clients d’une éventuelle protection. Cela leur permet de rester serein et de toujours fréquenter les lieux sans arrière-pensée. Cette rencontre permet aussi de montrer aux terroristes que le Burkina Faso reste débout quel que soient les adversités qu’elle arrivera à subir.

Que ce soit de l’un ou de l’autre côté, il convient de rappeler que quel que soit le dispositif déployé contre ces « fous de Dieu », ils font toujours des victimes même dans les pays les plus puissantes. La France, l’Angleterre, les Etats-Unis, etc. ont été à des moments donnés victimes des violences de ces terroristes. C’est dire que les attaques sévissent dans tout le monde entier. Le Burkina Faso n’est pas le seul pays à en payer le lourd tribut mais l’on insistera toujours sur les moyens à octroyer à nos vaillantes forces de Défense et de sécurité (FDS). Nos FDS ont besoin d’équipement et de moyen nécessaires pour lutter contre ces « candidats à la mort ». Il faut les mettre dans les conditions nécessaires pour leur permettre de mieux sécuriser le pays surtout dans sa partie septentrionale. Les terroristes ne seront « terrorisés » que lorsque les FDS auront les moyens de les terroriser.

Armand Kinda
Infiowakat.net

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