anrSelon les enquêtes, l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) avait reçu une alerte concernant l’attaque. Le matin du 2 mars, l’informateur avait encore appelé mais il n’a pas été pris au sérieux, dit-on. Bien avant, il avait fait mention de trois cibles potentielles que les terroristes envisageaient d’attaquer: la Présidence du Faso, L’État Major général des armées et l’Assemblée Nationale. Mais il y a visiblement un gros problème à l’ANR: quand une information vient de certaines personnes, on a tendance à la négliger. Pourtant, il aurait fallu vérifier.

Mais elle ne l’a pas fait. Des sources internes aux services de renseignements indiquent qu’avant les attentats, le même informateur, qui voyait sans doute se profiler le danger, a contacté l’ANR mais on ne l’a pas décroché. Ne faisant pas officiellement partie des service burkinabè, il a dû finalement abandonner.


Lors du premier contact, il avait pourtant été clair : des explosifs étaient frauduleusement rentrés au Burkina via le Bénin. Il avait cité le nom d’un opérateur économique qui se serait impliqué dans ce genre de trafics.
Il va falloir désormais que l’ANR, qui joue un rôle stratégique et de veille dans la sûreté de l’État, agisse vite et bien. Dans ce contexte d’insécurité, aucune information n’est à négliger.

Source Courrier Confidentiel n°151

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