Zone de libre-échange continentale africaine : Le Burkina veut se doter d’une stratégie nationale de mise en œuvre

Ouagadougou abrite, les 26 et 27 octobre 2020, l’atelier national de lancement des consultations pour la formulation de la stratégie nationale de mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Après la signature, le 21 mars 2018 à Kigali, par les chefs d’Etat africains de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), la phase d’opérationnalisation est prévue pour commencer en janvier 2021. Cela commande que les pays se dotent d’une stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlecaf. Le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays africains, se prépare donc à rejoindre cette Zone de libre-échange continentale africaine dont tous les bienfaits sont chantés par les différents partenaires au développement.

Une vue des participants à l’atelier.

Dans la journée de ce lundi 26 octobre 2020, des acteurs de la société civile, du gouvernement, du secteur privé, des institutions et des centres de recherche se sont retrouvés à Ouagadougou pour une série de consultations qui vont contribuer à l’élaboration de la stratégie nationale de mise en œuvre de la Zlecaf. « La tenue de cet atelier permettra de mener de larges consultations constructives avec tous les acteurs, en vue d’arriver à un document de stratégie nationale de la Zlecaf », a indiqué Boubacar Traoré, secrétaire général représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

La Zlecaf, une aubaine pour les pays africains

Les activités de la Zone de libre-échange continentale africaine doivent débuter en janvier 2021. Pour Metsi Makheta, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, cette zone devra créer un marché commun en Afrique. « La Zlecaf vise l’élimination progressive des barrières tarifaires et non-tarifaires au commerce intra-africain. A terme, la Zlecaf devra créer un marché continental unique et intégrer de 1,2 milliard de personnes et un produit intérieur brut supérieur à 2 500 milliards de dollars américains, soit quasiment un niveau équivalent au PIB du continent en 2018 », a-t-elle relevé. La zone en création devra encourager à la longue la migration du secteur informel vers le secteur formel. Elle est l’un des grands projets du premier Plan décennal de la mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Metsi Makheta, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso.

Pour le Burkina Faso, les bénéfices seront énormes. « Selon les estimations de la CEA, une libéralisation ambitieuse devrait accroître fortement les exportations du Burkina Faso vers les autres pays de la région, et leur augmentation vers ces partenaires africains serait perceptible dans les secteurs de l’énergie, des mines et de l’industrie », selon Metsi Makheta.

Cependant, les recettes douanières vont connaître une baisse sensible. Mais il n’y as pas lieu de s’inquiéter. « Avec la mise en œuvre de la Zlecaf, cette baisse serait rapidement compensée par l’accroissement des recettes provenant de la hausse significative des exportations vers le marché africain », a résumé la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso.

Au terme du processus d’élaboration de la stratégie nationale, le Burkina Faso rejoindra la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, le Niger, le Sénégal, la Sierra Léone et le Togo qui disposent déjà de leurs stratégies de mise en œuvre de la Zlecaf.

J.B
Lefaso.net

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