Violences conjugales : le nombre de femmes tuées par leur conjoint en forte hausse

Le ministère de l’Intérieur a rendu son rapport concernant les chiffres de la violence conjugale en France pour l’année 2019. Ils font état d’une hausse globale, et particulièrement en ce qui concerne les morts violentes, des femmes tuées par leur conjoint.

Le ministère de l’Intérieur a rendu publics les chiffres de son enquête annuelle Cadre de vie et Sécurité, liés aux violences conjugales en France, métropolitaine et outre-mer.

Plus de femmes tuées par leur conjoint en 2019

Pour l’année 2019, les chiffres peuvent paraître impressionnants, puisque les forces de l’ordre, police et gendarmerie, ont enregistré 142 000 victimes de violences conjugales, dont 126 000 femmes. Un chiffre en hausse de 16% par rapport à 2018. Dans le cadre des viols et agressions sexuelles, les victimes sont des femmes dans 98% des cas.

Il faut dans ce cadre prendre en compte le Grenelle contre les violence conjugales qui a sans doute incité les victimes au dépôt de plainte, mais de manière modérée, car le Grenelle n’a eu lieu qu’en fin d’année.Lire aussi : Violences conjugales : la levée du secret médical adoptée

Mais un chiffre est particulièrement marquant dans cette étude : celui des morts violentes. D’après le Ministère de l’Intérieur, 173 personnes ont été tuées violemment lors d’une dispute de couple en 2019. C’est 24 de plus qu’en 2018. Parmi les victimes on dénombre 85% de femmes.

De nombreuses associations craignent que les statistiques n’explosent littéralement en ce qui concerne l’année 2020. Les Français auront donc vécu deux phases de confinement, particulièrement propices à toutes les formes de violences conjugales.

L’étude mentionne par ailleurs les départements les plus touchés par les violences conjugales : le Doubs, la Côte-d’Or, les Côtes-d’Armor et la Seine-Saint-Denis. Les moins touchés sont la Corse et la Creuse.

Les amendes pour outrages sexistes

L’étude recense également les statistiques concernant l’amende pour outrage sexiste, instaurée il y a deux ans dans la loi française. Beaucoup de Français s’interrogeaient de la faisabilité et de la mise en place concrète de cette loi. Entre août 2018 et août 2020, au total, 1746 infractions ont été enregistrées.

Dans plus de 65% des cas, il s’agit d’outrage sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante hostile ou offensante. La 2e forme d’outrage la plus répandue est l’outrage selon l’orientation sexuelle de la victime. On retrouve ensuite les outrages sexistes de mineurs de 15 ans, puis les outrages sexistes dans les transports en commun.

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