Village de Kari (Mouhoun) : Les populations manquent d’eau potable

A Kari, village situé dans la commune de Dédougou, dans la région de la Boucle du Mouhoun, la population rencontre d’énormes difficultés pour avoir accès à l’eau potable. Dans certains quartiers, les forages font défaut. Il faut parcourir des kilomètres et patienter de longues heures au point d’eau pour obtenir un bidon du précieux liquide pour la consommation. Ces difficultés ont poussé la population à se rabattre sur les puits de fortune pour avoir de l’eau insalubre qui leur cause des maladies.

Problème d’assainissement

Pour accéder à l’eau potable à Kari, il faut s’armer de courage et de patience. Dans le village, certains quartiers comme Bénézou et Bonza ne disposent pas de forage. Il faut parcourir entre un et cinq kilomètres pour obtenir le liquide précieux. Pour pallier ce manque, la population utilise les puits comme sources d’approvisionnement en eau. Pour Mariam Diallo, habitante de Kari, au niveau des points d’eau potable, il faut patienter environ trente minutes, en fonction de l’affluence, pour espérer avoir un bidon d’eau pour la soirée. Elle confie que pour éviter ces cauchemars, elle préfère les puits où elle peut rapidement avoir de l’eau.

Profondeur du puits estimé à 45 mètres

Les lieux qui disposent de forage sont le centre de santé et l’école A du village. Mais le forage du centre de santé est destiné uniquement aux malades, et celui de l’école est tombé en panne.

La qualité de l’eau des puits n’est pas des plus recommandables. A en croire certains habitants du village, « une fois l’eau puisée, nous constatons des résidus au fond des seaux et lorsque nous consommons cette eau, le plus souvent, nous ressentons des douleurs au niveau du bas-ventre ».

Ancien puits de 35 mètres de profondeurs

Les personnes que nous avons interrogées se disent conscientes des risques auxquelles elles s’exposent en buvant l’eau des puits, mais accusent la non-disponibilité de l’eau potable. « La plupart des maladies que nous avons sont des maux de ventre accompagnés de diarrhées et cela est dû à cette eau que nous buvons. Les enfants sont les premières victimes », a souligné Jacqueline Dakuyo.

Selon nos interlocuteurs, des promesses de construction de forages ont été faites pendant les campagnes électorales mais elles sont restées sans suite.

Problème d’assainissement

Outre les difficultés pour avoir de l’eau potable, les populations continuent de faire leurs besoins dans la nature. Dans le village, il n’existe pas de latrines. « Cette situation nous crée des maladies mais comme il n’y a pas de latrines, nous n’avons pas le choix », a justifié Salmon Dah.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

Related posts

Leave a Comment