Transports et facilitation des échanges : Le Conseil burkinabè des chargeurs sensibilise les acteurs à Dakola

Le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) organise, les 24 et 25 septembre 2020, dans la commune de Dakola (frontière avec le Ghana), une session de sensibilisation des acteurs de la chaîne des transports sur la facilitation des échanges. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général de la région du Centre-Sud, Abdoulaye Bassinga.

Véritable enjeu pour la croissance d’un pays enclavé comme le Burkina Faso, la facilitation des échanges implique simplification, modernisation et harmonisation des processus d’exportation et d’importation. Sur toute la chaîne des transports, les acteurs sont confrontés à des difficultés si bien que les rôles sont parfois méconnus.

En vue de professionnaliser ces acteurs et leur permettre de parler le même langage, le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), conformément à son plan d’actions, organise, les 24 et 25 septembre 2020, une session de sensibilisation sur la facilitation des échanges. Cette session réunit les transporteurs, les transitaires, les agents de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), les agents du CBC et de la Direction régionale des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Centre-Sud.

Une vue des participants composés de transporteurs, de transitaires, de gendarmes, de policiers, etc.

Selon Ernest Sow, représentant le directeur général du CBC, les participants seront outillés sur l’accord sur la facilitation des échanges et le règlement n°14 de l’UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises. Les participants seront également sensibilisés sur la sécurité routière et apprendront davantage des missions du CBC.

Ernest Sow, représentant le directeur général du Conseil burkinabè des chargeurs.

Privilégier l’approche pédagogique

Le règlement 14, faut-il le rappeler, a été adopté en 2005 par l’UEMOA, le Ghana et la Guinée, pour résoudre les problèmes liés à la surcharge et préserver les routes en limitant leur dégradation. L’essieu, c’est cette pièce qui supporte les roues d’un véhicule à ses extrémités, disposée transversalement sous le véhicule. C’est son effet qui dégrade la route. Selon Ernest Sow, le règlement connaît un début d’exécution, même si le niveau d’application n’est pas le même dans les pays. A l’en croire, les autorités se sont inscrites dans une démarche pédagogique pour appeler les acteurs à respecter cet instrument. Et cette session de sensibilisation s’inscrit dans cet objectif stratégique.

Ousseina Dapougdi, directeur régional des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Centre-Sud.

Concilier les positions

« Au sortir de cette session, il faut que chaque acteur comprenne bien son rôle. Parfois, il y a des incompréhensions et des tracasseries. On a des difficultés vis-à-vis des bascules au niveau de la Chambre de commerce mais aussi de l’ONASER. Des fois, le tonnage est différent au niveau de l’ONASER et de la Chambre de commerce. Il faut que les gens comprennent que la charge à l’essieu, c’est niveau de l’ONASER, et que le poids du fret, c’est de l’autre côté », a indiqué le directeur régional des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Centre-Sud, Ousseina Dapougdi.

HFB
Lefaso.net

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