Société : Le sexe une autre forme de cadeau de la saint Valentin

Pour bon nombre de citoyens burkinabé, la célébration de la Saint Valentin, comme fête de l’amour rime avec remise de présent symbolique, pour exprimer son amour et son attachement à l’endroit de son/sa conjoint(e). Cependant en plus des présents tels que les roses, les nounours, les chocolats et accessoires de beauté, certain(e)s préfèrent offrir un présent hors du commun ! ‘‘se donner’’ à son/sa partenaire à travers des rapports sexuels. En prélude à la célébration de la journée de l’amour, infowakat.net a voulu comprendre pourquoi une telle banalisation de l’acte sexuel ce jour.

De nos jours il n’est pas rare d’entendre de certaines personnes, principalement des jeunes filles : « je me suis donnée à mon copain la nuit de la Saint Valentin » ; ou « je vais me donner à mon copain (…) » ; ou encore « j’ai perdu ma virginité à la Saint Valentin ». Du coté des jeunes garçons, on entend bien « Faut que ma copine et moi ayons des rapports sexuels le jour de la Saint Valentin ».

Des paroles, toutes prononcées par des personnes qui le prennent pour conviction ; pour ces derniers, le meilleur présent que son amoureux puisse offrir, c’est d’avoir des rapports sexuels en signe de ‘‘ preuve d’amour’’. Le danger qui semble alors être affirmé ici, c’est sans doute la banalisation des rapports sexuels non seulement des jeunes, mais aussi des adultes, au point qu’elle se veut preuve d’amour.

En effet, il est d’une coutume assez sournoise que de constater des personnes qui après avoir invité une fille ou un garçon, veulent immédiatement passer à l’acte sexuel. Comme aux temps passés où le sexe était ‘‘sacré’’ et était un sujet tabou, de nos jours avec la mondialisation avec ses corolaires de mutations, sans oublier les effets des réseaux sociaux, les adolescents, les jeunes et adultes n’accordent plus cette importance d’entant aux relations sexuelles qui se veulent être intime.

La bassesse des mœurs ont conduit à une banalisation du sexe

De certains propos recueillis par des personnes ayant répondu au micro de Infowakat.net, sous le couvert de l’anonymat, l’on retient une image dégradante portée à l’encontre des jeunes filles, qui pour certains hommes sont des « filles faciles » ; ce qui pour eux, montre qu’ils ne doivent pas avoir froid aux yeux pour demander à avoir des rapports sexuels avec des filles ; ces derniers en veulent pour preuve dans ce cas, l’existence des « filles de joie », comme ils le disent si bien, puisqu’elles existent juste pour procurer du plaisir contre de l’argent.

Ainsi pour eux, le sexe c’est la joie ! quoi de plus pour qu’ils n’en accordent aucune importance !

Alors dans le même sens, certaines femmes jugent les hommes qui n’arrivent pas leur demander clairement sans détours des rapports sexuels, d’hommes faibles. C’est ce qu’a affirmée Mme Y ; « Il y a quoi dans le sexe ? si un homme veut de moi qu’il me le dise clairement et sans détours ! si je suis favorable, nous y irons. Ça ne sert pas de tourner autour du pot pour ces questions ! » a-t-elle raconté !

Partant sur tous ces dires, Mme B, elle, a affirmé avoir eu ses premiers rapports sexuels dans la nuit du 14 février 2012, chose dont elle s’en souvient toujours ; « je l’ai fait pour lui prouver que je l’aimais très sincèrement » nous a-t-elle confiée.

Les conséquences directes de ces actes de banalisation du sexe sont sans appel, les grossesses non désirées, la contraction de maladies et même la dépression.

L’acte sexuel comme cadeau est signe d’immaturité et d’inconscience !

Rencontré sur la question de la banalisation du sexe, le conseiller conjugal, Jean Bosco Kaboré a affirmé pour sa part, qu’il s’agit d’un manque d’éducation sexuelle des enfants.

En effet pour éviter de faire face à ces situations, celui-ci préconise une éducation pour les enfants de 1 à 6ans qui consiste à parler à l’enfant de sa venue au monde ; il estime que par la suite le temps donnera le reste de l’éducation qui doit toujours appuyée de l’accompagnement des parents, lorsque l’enfant atteint l’âge de la puberté.

Quant à la question de ceux qui disent se ‘‘donner’’ à leurs partenaires en signe de cadeau pour la célébration de la journée de l’amour, il estime que c’est un signe d’immaturité et d’inconscience. En ce sens le conseillé à précisé qu’en la date du 14 février, est célébrée la fête de l’amour, et non la fête des amoureux ; une distinction qu’il faille clarifier au préalable, de son avis.

Alex SOME
Infowakat.net

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