Société burkinabè de télédiffusion : Les acteurs en concertation pour l’exploitation d’un nouveau multiplex TNT

La ville de Koudougou abrite du 9 au 11 Septembre 2021, un atelier d’élaboration d’une stratégie pour l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex Télévision numérique terrestre (TNT) au Burkina Faso.

Cette rencontre voulue par la Société burkinabè de télédiffusion dans la cité du cavalier rouge vise à élaborer une stratégie pour l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex. Du 9 au 11 septembre, les participants issus des institutions (UEMOA, CSC, ARCEP), des départements ministériels et du ministère en charge de la communication espèrent, à travers cette session de travail, atteindre les résultats escomptés.

les participants sont issus des institutions tels que l’UEMOA, la CSC, l’ARCEP, des départements ministériels et du ministère en charge de la communication

Analyser l’écosystème technologique national de l’information et de la communication en vue du choix du nombre de nouveaux multiplex ; identifier le modèle économique des nouveaux multiplex pour leur rentabilité ; définir la configuration de l’architecture du réseau de transmission et de diffusion des nouveaux multiplex et fixer un taux de couverture géographique national attendu sont, entre autres les raisons qui justifient la tenue de cet atelier.

Deux interventions ont ponctué cette cérémonie d’ouverture placée sous la présidence du ministre de la communication. Pour le directeur général de la SBT, Fidel Aymar Tamini, l’ouverture de nouveaux multiplex est nécessaire pour faire face à la demande et aussi est une opportunité pour apporter des correctifs en matière de modèle économique de la SBT. « Aujourd’hui il est beaucoup plus question de la viabilité de la SBT. Le modèle économique qui a accompagné le premier multiplex s’est avéré ne pas être le bon. Et aujourd’hui, il faut forcement réfléchir et voir comment on va travailler à la survie de l’entreprise », a-t-il dit.

le directeur général de la SBT Fidèle Aymar Tamini

A l’entendre, la SBT est obligée de réfléchir à nouveau, d’identifier de nouveaux multiplex, de nouveau modèles économiques, de définir l’architecture et les choix technologiques qui doivent accompagner la mise en place de ces nouveaux multiplex.

Le secrétaire général du ministère de la Communication, Rabankhi Aboubakr Zida représentant son ministre indique pour sa part que cette rencontre répond à la volonté du gouvernement de prendre en compte les demandes légitimes des populations en matière de canaux.

Rabankhi Aboubakr Zida, secrétaire général du ministère en charge de la communication

L’ouverture de nouveaux multiplex se présente donc comme une opportunité pour la SBT de renforcer son modèle économique. A cet effet, il relève que la SBT exploite, depuis novembre 2019, un réseau TNT avec un multiplex d’une capacité limitée à 20 chaînes, selon les normes requises, et dont les disponibilités en termes de canaux sont épuisées.

Photo de famille des participants et des autorités

Dès lors, l’ouverture de nouveaux multiplex est une nécessité pour faire face à la demande. « Ainsi donc il est devenu impératif de songer aux mécanismes et stratégies à déployer pour l’ouverture de nouveaux multiplex », confie-t-il en espérant que les réflexions des participants conduisent à la définition d’une stratégie réaliste, performante et efficace pour l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex au Burkina Faso à même d’éclairer l’autorité dans la prise de décision.

selon Dr Philippe Kahoun directeur technique de la SBT le multiplex se définit comme étant un ensemble de programme numérisé

Pour le Dr Philippe Kahoun, directeur technique de la SBT, le multiplex se définit comme étant un ensemble de programmes numérisés. Car, dit-il, « avec l’avènement du numérique, il est fait en sorte que les populations bénéficiaires des communications électroniques ne reçoivent pas seulement qu’un seul programme mais reçoivent plutôt un ensemble de programmes. C’est cet ensemble de programmes numérisés qu’on appelle un multiplex. Donc nous mettons en place une infrastructure en amont pour déjà collecter les différents programmes et, en aval, pour permettre aux populations de pouvoir les recevoir ». [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Prince Omar
LeFaso.net

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