Situation sécuritaire : « Cette guerre imposée au Burkina Faso a atteint un seuil d’inquiétude totale », estime l’ADP

L’Alliance pour la défense de la patrie (ADP) a animé une conférence de presse, ce mercredi 25 août 2021 à Ouagadougou, pour donner sa lecture de la situation sécuritaire et la question de réouverture des frontières, fermées suite au Covid-19.

Depuis 2015, le Pays des hommes intègres fait l’objet d’attaques terroristes. Selon le président de l’Alliance pour la défense de la patrie (ADP), Abraham Badolo, « cette guerre imposée au Burkina Faso a atteint un seuil d’inquiétude totale ». Ainsi, il appelle tous les Burkinabè à une coopération avec les Forces de défense et de sécurité (FDS).

« L’heure n’est pas à l’exacerbation des contentieux et des règlements de comptes entre clans politiques et les forces sociales. Il est indéniable d’avoir à l’esprit que c’est parce que le Burkina Faso existe encore comme une entité souveraine que le jeu démocratique, politique et social est toujours possible », a-t-il poursuivi.

Le retrait des 600 soldats tchadiens de la zone dite des trois frontières s’est invité au cours de ce tête-à-tête avec les hommes de médias. L’ADP dit avoir appris cette information avec beaucoup d’inquiétude. Toutefois, elle appelle à plus de vigilance et de solidarité. « La solidarité doit être tout aussi accentuée entre les chefs d’États du G5 Sahel, plus précisément ceux du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour relever ce nouveau défi sécuritaire qui va s’imposer dans cette zone ».
Dans un tel contexte, Abraham Badolo a dénoncé un déficit de communication au niveau du gouvernement.

Pour Abraham Badolo, l’ADP est une association de la société civile qui milite pour la promotion des valeurs démocratiques.

Vers la réouverture des frontières

Suite à la fermeture des frontières à cause du Covid-19, l’ADP note que 16 mois plus tard, il est objectif de reconnaître que cette mesure a largement atteint ses limites. Abraham Badolo et ses camarades ont « accueilli avec un intérêt particulier » l’annonce au récent Traité d’amitié et de coopération (TAC), de la mise en place d’une commission qui va examiner la réouverture des frontières entre le Burkina et la Côte d’Ivoire.

L’ADP espère que l’ouverture de ces frontières va relancer l’économie qui a été fragilisée par cette crise sanitaire et souhaite que le Burkina Faso puisse entreprendre des pourparlers avec d’autres pays avec lesquels il partage des frontières.

M.L.C
Lefaso.net

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