Santé : Un programme pour renforcer le leadership des laboratoires au Burkina Faso

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, a procédé, le jeudi 2 avril 2021, au lancement de « Global Laboratory Leadership Program (GLLP) ou Programme mondial pour le leadership des Laboratoires au Burkina Faso ». Initié par un consortium de six organisations internationales pour soutenir le développement des systèmes de laboratoires dans le monde entier, il vise, à travers l’approche « One health », à améliorer la sécurité sanitaire des laboratoires médicaux humains, de santé animale et d’analyse des aliments et de l’eau.

La crise sanitaire liée au COVID-19 et les différentes catastrophes naturelles et épidémiques qu’a connues le monde ces dernières années ont mis en exergue les limites des systèmes sanitaires des pays. La survenue et la gestion de ces évènements, ainsi que les conséquences sur les populations donnent un signal fort sur la nécessité de trouver des solutions adéquates pour mieux faire face à ces crises.

C’est dans cette lancée que s’inscrit le programme dont le lancement est intervenu ce 2 avril, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, par ailleurs président du comité technique de pilotage. « Global Laboratory Leadership Program (GLLP) ou Programme mondial pour le leadership des Laboratoires au Burkina Faso » est né de la collaboration de six organisations internationales qui soutiennent le développement des systèmes de laboratoires dans le monde entier.

Le ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo, président du comité technique de pilotage du présent programme

Il s’agit de l’Association des laboratoires de santé publique (APHL), le Centers for Disease Control and Prevention -Centre de surveillance et de contrôle des maladies- (CDC), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’Organisation des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le programme a pour objectif de promouvoir et mentorer les leaders actuels et futurs de laboratoire pour développer, renforcer et maintenir les systèmes nationaux de laboratoires à travers l’utilisation de l’approche « One Health ». Selon le chargé du programme, Antoine Pierson, directeur scientifique d’Integrated quality Laboratory Services, structure de mise en œuvre du projet au niveau du pays, le Burkina Faso est le premier pays africain francophone à bénéficier de ce programme en totalité.

Antoine Pierson, directeur scientifique d’Integrated quality Laboratory Services, structure de mise en œuvre du projet au niveau au Burkina Faso ;

En effet, il existe sous forme pilote dans deux pays, le Libéria et le Pakistan. Prévu pour une durée de deux ans, il permettra la formation des spécialistes de laboratoire humain, vétérinaire, environnemental, eau et aliment avec une partie de formation théorique et des phases pratiques sur le terrain.
A en croire Dr Pierre Yaméogo, secrétaire technique One Health, deux points majeurs sont à retenir de ce programme. Il s’agit de l’opportunité qu’offre ce programme de consolider l’approche « One Health » qui regroupe cinq départements ministériels pour la première phase de la mise en œuvre.

Ces départements ministériels concernés sont le ministère de la Santé ; le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique ; le ministère des Ressources animales et halieutiques ; le ministère de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Ces acteurs et techniciens à travers cette rencontre devraient s’accorder sur la mise en œuvre du programme.

Dr Pierre Yaméogo, secrétaire technique One Health

Le deuxième point est, selon Dr Yaméogo, la présence des partenaires techniques et financiers qui offrent l’opportunité de poursuivre les activités de formation et de renforcement de capacité.

« L’initiative de mettre en place un dispositif multisectoriel découle du fait que quand on est ensemble pour travailler ont est beaucoup plus efficaces sur le terrain. La santé c’est en amont des services de santé, on doit tout faire pour que dans l’environnement où nous vivons que ce soit l’accès à l’eau, l’alimentation, l’écosystème. Il faut que nous puissions travailler main dans la main pour garantir un bien-être social en santé », a-t-il déclaré tout en soulignant aussi qu’il est important de travailler ensemble quand la maladie survient de sorte que la riposte soit efficace sur le terrain.

La photo de famille

Le Burkina Faso est actuellement en phase de construction de cette approche « One Health » avec le consortium des six partenaires. Dans les jours à venir, un travail sera fait pour qu’au niveau déconcentré les acteurs puissent bien s’approprier cette approche pour une mise en œuvre efficace.

Judith SANOU
Lefaso.net

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