Santé : Le Burkina reçoit 134 milliards de FCFA pour quatre ans du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

Ce jeudi 25 février 2021 a eu lieu, à Ouagadougou, le lancement officiel des subventions 2021-2023 du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. C’était en présence du ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, et des partenaires techniques et financiers représentés par la représentante résidente de l’OMS, Dr Alimata Diarra/Nama.

Malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires, le SIDA, la tuberculose et le paludisme continuent de faire des victimes au Burkina Faso comme ailleurs dans le monde. Le rapport mondial 2020 sur le paludisme indique que c’est environ 215 millions de cas qui ont été enregistrés en 2019. Le Burkina Faso fait partie des dix pays les plus touchés, avec 4% des décès dus au paludisme dans le monde. Outre le paludisme, selon l’ONUSIDA, 38 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2019, et seulement 26 millions avaient accès au traitement.

Une vue partielle des participants au lancement des subventions.

La tuberculose continue, elle, de faire des victimes au sein de la population en général, mais également au sein des personnes vivant avec le VIH où elle représente la principale cause de décès.

Malheureusement, à en croire la représentante résidente de l’OMS au Burkina Faso, Dr Alimata Diarra/Nama, « ces trois maladies, comme beaucoup d’autres problèmes de santé majeurs, rencontrent d’énormes défis au regard de la pandémie de la Covid-19. En effet, les services de prévention, de dépistage, de traitement et de soins de ces maladies sont tous perturbés, en particulier dans les pays dont les systèmes de santé sont fragiles. Aussi, la dégradation des services essentiels de lutte contre ces maladies due à la Covid-19 menace des vies. »

Le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, salue ces subventions qui vont permettre de relever les défis en matière de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Le lancement officiel de la troisième phase du nouveau mécanisme de financement du Fonds mondial contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, qui couvrira la période 2021-2023, arrive donc comme un soulagement pour le gouvernement et ses partenaires. Ce sont quatre nouvelles subventions de plus de 134 milliards de F CFA qui ont été signées entre le Burkina Faso et le Fonds mondial.

« Avec ces subventions, nous sommes solidement armés pour améliorer la promptitude et la complétude des données programmatiques, la disponibilité des ressources humaines de qualité et en quantité suffisante, les capacités d’offres de soins en matière de paludisme, tuberculose et VIH ; en somme, le renforcement des performances du système de santé dans la gestion des pathologies ciblées », a laissé entendre le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

Dr Alimata Diarra/Nama, représentante résidente de l’OMS.

Propos partagés par Dr Diarra/Nama qui indique que « ce financement important du Fonds mondial avec ceux d’autres partenaires et l’Etat permettront sans nul doute d’améliorer l’accès des populations bénéficiaires à la prévention, au dépistage, au traitement et aux services essentiels de lutte contre ces trois maladies ainsi qu’au renforcement du système de santé. »

Photo de famille.

En rappel, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme intervient au Burkina Faso depuis 2003 et a permis au pays de mobiliser régulièrement des ressources pour appuyer la mise en œuvre de plans nationaux de lutte contre ces trois maladies. De 2015 à 2020, le Burkina a d’ailleurs bénéficié de neuf subventions pour un montant total d’environ 160 milliards de F CFA.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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