Sanctions au CDP : « Nous préférons des militants de base loyaux à des fondateurs hostiles» Achille Tapsoba.

Suite à l’exclusion et à la suspension par le Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP) de certains de ses militants (au nombre de 27) la direction du parti conduite par Achille Tapsoba a convié la presse ce mardi 24 septembre pour expliquer le sens des sanctions. Ainsi que les conséquences de celles-ci.

Qui voyage loin ménage sa monture, dit l’adage. Au CDP, cette maxime semble être de mise. Le voyage qu’il a entrepris est en effet censé le remmener jusqu’au Palais de Kossyam. Sauf que du fait de ménager sa monture, le parti a plutôt décidé de départir de la compagnie de certains de ses membres. Estimés à 27 personnes, ceux que l’on appelle volontiers ‘’frondeurs’’ au sein du parti n’ont pas échappé au couperet du congrès extraordinaire du 22 septembre dernier qu’ils avaient voulu empêcher de se tenir. «C’est prévu par nos textes » explique Achille Tapsoba, premier vice-président du parti. « Non contents de soutenir un candidat hors-parti, ils ont travaillé à la liquidation pure et simple de notre parti » s’offusque le premier vice-président, qui accuse par ailleurs les Mahamadi Kouanda, Rasmané Daniel Sawadogo, Léonce Koné, Boureima Badini et consorts d’être de mauvais perdants.
«Le vote du président Eddie Komboigo à la tête du parti est non seulement une première en Afrique francophone mais aussi a été fait dans les règles de l’art, lors du dernier congrès ordinaire de mai 2018» aime-t-on à rappeler du côté du parti. L’exclusion est le résultat de tout un processus que la direction du parti estime avoir scrupuleusement respecté. Sommés de s’expliquer sur leur attitude en violation des règles du parti, les ‘’frondeurs’’ n’ont pas daigné faire leur mea culpa.

Tout de même. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous procédons ainsi mais cela était nécessaire pour assainir le parti » explique le principal conférencier. Achille Tapsoba qui est le chargé des affaires politiques reconnait que certains des militants ont une certaine envergure politique et une capacité de mobilisation. « Les enjeux qui sont les nôtres actuellement ne permettent pas que nous gardions en notre sein des rebelles quelle que soit leur capacité de mobilisation » présage le premier vice-président. « Pour atteindre notre objectif, nous préférons des militants de base loyaux à des fondateurs hostiles » lance-t-il.

Ces sanctions (exclusions et suspensions) suivies de démissions de certains concernés présage-t-elle le chant du cygne pour l’ex-parti au pouvoir ? « Que nenni » assurent les animateurs de la conférence de presse. Du reste, ces départs ne constituent pas les premiers au CDP, ont-ils rappelé. « Lorsqu’en 2014, le CDP alors parti au pouvoir perdait trois de ses principales têtes pensantes, nul n’aurait misé sur sa survie. Ce n’est donc pas le départ de personnalités de moindre envergure qui le fera chuter. Toutefois, les sanctions sont susceptibles d’être levées à condition que les concernés reconnaissent leur tort.

Burkina Online.

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