Saccage du bâtiment de l’état civil : « Ces actes de vandalisme ne resteront pas impunis », Armand Béouindé

« Plusieurs auteurs des actes de vandalisme du bâtiment de l’état civil ont été identifiés et seront poursuivis en justice », a laissé entendre le maire de Ouagadougou lors d’une conférence de presse initiée ce lundi 29 novembre 2021 à l’Hôtel de ville. « Ces actes ne resteront pas impunis », a-t-il énoncé.

Selon le maire de Ouagadougou, le saccage du bâtiment de l’état civil survenu à l’occasion de la manifestation du samedi 27 novembre est imputable aux différentes organisations et partis politiques qui ont déclaré approuver et soutenir l’initiative. Si l’on enregistre d’énormes dégâts matériels à l’issue de la casse, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer.

Armand Béouindé a déclaré ne pas pouvoir pour l’instant communiquer des chiffres relatifs aux pertes enregistrées mais affirme qu’ils sont à pied d’œuvre afin d’évaluer avec exactitude l’ensemble des matériels endommagés.

Le maire n’en disconvient pas quant aux droits de revendications des populations mais estime que cela doit se faire en respectant la règlementation en vigueur. « Avoir des revendications, oui c’est notre droit à tous. Mais cela doit se faire dans les règles. Détruire et saccager est inadmissible », a-t-il souligné.
A ce sujet, il indique que chacun doit être conscient de sa responsabilité et des conséquences des actes posés sur le bien de toute la collectivité. Pour lui, s’en prendre à l’Hôtel de ville, puis au bâtiment de l’état civil, saccager et détruire la quasi-totalité des archives n’est pas la bonne réponse dans la lutte contre le terrorisme.

Le maire de Ouagadougou expliquant à la presse les matériels qui ont été endommagés à l’issue du saccage

« Les actes de vandalisme perpétrés au niveau de la mairie de Ouagadougou nuisent finalement à nous-mêmes car ce sont les papiers d’état civil, de famille, d’identité qui ont été détruits », a déploré le maire.
Armand Béouidé a fait savoir que les vrais instigateurs se sont lâchement terrés chez eux n’ayant pas eu le courage et la dignité de se mettre au-devant de ces manifestations.
Pour ce qui est de la déclaration préalable des manifestants que la mairie aurait refusé de recevoir, le maire est clair et confie que les documents apportés par ces derniers n’avaient pas respectés les délais de 72 heures avant la date prévue de la marche. Il informe que ces documents sont arrivés dans l’après-midi du jeudi 25 novembre 2021.

L’enseigne du bâtiment de l’état civil détruite à coups de pierres

Il précise aussi que lesdits documents étaient irrecevables parce qu’ils ne comportaient pas l’identité des initiateurs de la manifestation.
En vue d’assurer la continuité des services de la mairie de Ouagadougou vis-à-vis des citoyens malgré cet incident qui la met en difficulté, des mesures ont été prises dès ce jour en vue de répondre aux besoins d’établissement des différents documents administratifs.

Hamed NANEMA
Lefaso.net

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