Roch Marc Christian Kaboré : “je ne refuse pas la main tendue de Blaise Compaoré”

Le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré dans une interview accordée à France 24 et RFI ce 15 octobre 2020 a affirmé qu’il ne refuse pas la main tendue de Blaise Compaoré. Au cours de l’entretien le président du Faso à répondu à plusieurs questions parmi lesquelles la lettre d’offre de service que l’ancien président Blaise Compaoré lui a envoyé il y’ a de cela 18 mois.

Selon le président du Faso il n’a pas répondu à cette offre car il ” considère que l’offre était de dire je veux rentrée, j’aime mon pays. Je trouvais un peu surprenant qu’un chef d’Etat qui a quitté son pays qui est en difficulté ne constate qu’après plusieurs années que son pays est en difficulté. De façon globale malgré les problèmes qui peuvent se poser la solidarité d’un ancien responsable d’un pays vis à vis de son pays doit être une attitude qui de mon point de vue doit être constante. Non, pas que je refuses la main tendue, là n’est pas la question. Mais je dis simplement que nous sommes dans un processus qui est un processus de réconciliation nationale qui a pris son temps, parce que comme je dis la réconciliation, ce n’est pas une course de vitesse. Il faut la faire de manière à ce que les Burkinabè apaisent leur cœurs pour qu’ensemble nous puissions faire quelque chose qui nous permet d’avancer. Moi, en ce qui me concerne, je dis simplement que nous aurons certainement après les élections à finaliser ce processus et je crois que tout le monde pourra rentrer tranquillement au Burkina Faso. Et ceux qui ont des dossiers en justice se présenteront pour défendre leur dossier. Si je suis réélu le premier semestre de 2021 va nous permettre de régler ces questions.”

Quant à la question du retour de l’ancien président Blaise Compaoré au bercail, le président du Faso répond qu’il n’a été interdit à personne de rentrer au pays. Il affirme en ces termes : ” nous avons dit simplement que ceux qui rentre ceux qui ont des problèmes ou des difficultés avec la justice doivent se présenter au niveau de la justice.

A en croire c’est après les élections que la question cruciale de retour des exilés trouvera une réponse adéquate. “Donc pour nous, on considère simplement que une fois qu’on aura terminer avec les élections, nous allons réunir l’ensemble des composantes de notre société pour discuter de la question de la réconciliation nationale et voir ensemble qu’est ce qu’il faut faire? En fonction de cela la décision sera prise“.

Fariska Barsan

Infowakat.net

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