Reprise des messes publiques : Les prêtres insistent sur le strict respect des mesures d’hygiène

Après plus de deux mois d’arrêt, les célébrations eucharistiques publiques ont repris dans les églises catholiques le mercredi 20 mai 2020, à la veille de la fête de l’Ascension. Covid-19 oblige, le respect des mesures barrières était de mise dans les différentes églises. C’est le constat que nous avons fait ce jeudi 21 mai 2020 à la paroisse Notre-Dame de Kologh-Naaba, à la paroisse Jean-Marie Vianney de Tampouy et à la Cathédrale de Ouagadougou.

A la paroisse Notre-Dame de Kologh-Naba, les fidèles étaient plus nombreux à l’extérieur de l’église qu’à l’intérieur. Les responsables de cette paroisse ont décidé de respecter rigoureusement la distanciation physique, pour barrer la route au Covid-19.

A la paroisse Jean-Marie Vianney de Tampouy, les fidèles ont également répondu présents à la célébration de l’Ascension. Le Service d’ordre et les Scouts, campés à toutes les entrées de la cour de l’église, veillent au grain. Le gel hydroalcoolique est servi à tout venant.

Le curé de la paroisse, l’abbé Etienne Nana, a insisté sur le strict respect des mesures d’hygiène. Ces mesures sont aussi en vigueur au sein des cellules de prière, au cours des messes matinales et dans toutes les rencontres sur le territoire de la paroisse, a-t-il confié. Ces consignes sont bien accueillies par les fidèles. Anaëlle, 9 ans, à notre micro, a invité tous les catholiques à respecter les mesures barrières. Marie Bernadette Bougma/Yameogo s’est dit heureuse de remettre les pieds dans sa paroisse. Les consignes, à son avis, doivent être rigoureusement suivies.

A la Cathédrale de Ouagadougou, la messe a été dite par le cardinal Philippe Ouédraogo. Comme dans les deux précédentes paroisses, les mesures barrières sont également suivies ici. Lavage des mains à l’entrée, distance d’un mètre entre deux personnes à l’intérieur de l’église, port du masque… tout est mis en place pour barrer la route au Covid-19. En plus de ces mesures barrières, le salut de la paix n’est pas observé. Pour la communion et la quête, l’assistance observe un certain nombre de mesures édictées par le Service d’ordre.

Pour le cardinal Philippe, c’est une grande joie de se retrouver à nouveau autour de la table de l’Eucharistie. C’est un beau jour donné par le Seigneur, dit-il, et il faut lui rendre grâce. « C’est la fête de la montée du Christ. L’évangile dit que 40 jours après sa résurrection, Jésus a cessé de se manifester de façon physique à ses disciples. Il leur avait donné rendez-vous sur la montagne de Galilée, et c’est de là qu’il est monté au ciel », enseigne le cardinal.

Il ajoute que c’est ce jour que le Christ a laissé ses dernières volontés aux siens : « Allez ! De toutes les nations, faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Pour le cardinal Philippe Ouédraogo, c’est ce qu’on appelle le mandat du missionnaire, et tout baptisé est missionnaire.

Se prononçant sur les sacrements qui n’ont pas pu être donnés à cause de la suspension des célébrations publiques, le cardinal a promis que tous les sacrements seront célébrés avant le mois d’août. Un nouveau calendrier a été établi pour permettre la célébration des baptêmes en fin juin 2020. Chaque chrétien doit s’informer auprès de sa paroisse.

Concernant la maladie à coronavirus, le cardinal remarque qu’il y a des gens qui ne veulent pas croire qu’elle existe au Burkina Faso. Il faut y croire, dit le cardinal. « Moi, j’ai été malade et j’y crois », ajoute-t-il. Il a donc invité tous les chrétiens de toutes les paroisses de l’archidiocèse de Ouagadougou à continuer à être fidèles aux consignes données par les autorités compétentes. L’Eglise a aussi pris des dispositions concernant toutes les célébrations et tous les rassemblements de fidèles. Chaque chrétien doit être un ange gardien pour son voisin, pour protéger sa vie et celles des autres, a conclu Philippe Ouédraogo.

Etienne Lankoandé
Edouard Samboué
Lefaso.net

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