Renforcement de la cohésion sociale dans la commune de Dori : La France injecte plus de 500 millions de F CFA

L’ambassade de France au Burkina Faso et la commune de Dori ont signé ce jeudi 28 novembre 2019 à Ouagadougou, une convention de renforcement de la cohésion sociale. Ce sont plus de 500 millions de F CFA qui seront injectés pour un environnement apaisé dans la municipalité.

La commune de Dori accueille depuis un moment des déplacés. Ce sont essentiellement des pasteurs. Ces personnes fuient les attaques terroristes. Elles viennent ainsi partager les espaces avec d’autres personnes. Cela pourrait être source de conflits. Pour prévenir d’éventuels situations fâcheuses, la mairie de Dori et l’association Nodde Nooto (A2N) ont initié un projet de renforcement de la cohésion sociale.

Ce projet a été soumis à l’ambassade de France au Burkina. La France a reconnu la sensibilité du projet. Elle a donc accepté via l’Agence française de développement, de financer le projet.

La signature officielle de la convention a eu lieu le 28 novembre 2019 à Ouagadougou. L’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, espère que ce financement permettra d’apaiser une zone déjà troublée. L’idée, selon lui, est d’aboutir à une cohésion pacifique entre les populations.

Le maire de Dori, Aziz Diallo, a tenu à remercier le bailleur de fonds pour sa réaction positive. Il a souligné que déjà, la population est durement éprouvée par la situation sécuritaire précaire. C’est pourquoi il espère que la mise en œuvre du projet permettra à sa commune de relever les défis du moment.

Sur le terrain, des activités seront réalisées. Le projet veut faire de l’accès à la santé et de l’éducation une réalité. Il y aura, selon Oumarou Cissé, directeur exécutif de A2N, la réhabilitation des écoles. Des centres de santé seront également réhabilités. Ce n’est pas tout. Les capacités des citoyens seront renforcées, pour qu’ils puissent participer à la prise de décision au niveau local. Il est prévu aussi la promotion de cadres de concertation et de de dialogue. Le projet a une durée de vie de 18 mois.

Lefaso.net

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