Réconciliation nationale : Le HCRUN consulte l’Unité d’action syndicale

Après les échanges avec les autorités coutumières des différentes régions du Burkina Faso sur le processus de réconciliation nationale, le Haut-conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) recueille l’avis des acteurs sociaux. Ainsi, il a organisé une rencontre d’échanges avec l’Unité d’action syndicale (UAS), ce jeudi 6 août 2020 à la Bourse du travail de Ouagadougou.

A quelques mois de la fin de son mandat, le Haut-conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) est à pied d’œuvre pour réussir la mission à lui assignée. Après de multiples échanges avec les responsables coutumiers dans les régions du pays, le HCRUN sollicite l’avis des partenaires sociaux dans le processus de réconciliation. Une rencontre d’échanges a été organisée par le HRCUN et l’UAS ce jeudi 6 août 2020 à Ouagadougou.

Les deux parties autour de la même table pour les échanges

Après environ deux heures d’échanges, les deux parties se sont dit satisfaites et engagées pour un véritable apaisement des cœurs et des esprits de tous les Burkinabè et par-delà, la réconciliation nationale.

Pour Léandre Bassolé, président du HCRUN, les échanges avec les acteurs sociaux durent depuis trois semaines et l’objectif est d’échanger avec ces derniers sur les projections du HCRUN dans le processus de réconciliation. « Il a été question de proposer des solutions qui puissent nous conduire à une véritable réconciliation des cœurs et des esprits. Et nous sommes évidemment satisfaits de la teneur des propositions et contributions de l’UAS », s’est réjoui Léandre Bassolé. Toujours selon lui, ces contributions vont sans doute nourrir et renforcer les approches du HCRUN en matière de réconciliation nationale.

Léandre Bassolé, président du HCRUN

Pour le président du HCRUN, la manifestation de la vérité est le point de départ de tout. « Concrètement, il s’agit d’aller à une réconciliation nationale qui concerne tous les Burkinabè sans exclusion et cette vision est fondée sur les trois principes : vérité, justice et réconciliation. Si nous ne savons pas ce qui s’est passé, il serait difficile de nous pardonner et ensuite accepter d’aller ensemble à la réconciliation », précise-t-il.

Paul Kaboré, représentant de l’UAS

Après cette étape de vérité et de justice, c’est l’étape de la réparation qui a été au centre des discussions. Et pour le premier responsable du HCRUN, les suggestions de l’UAS permettront d’enclencher un véritable processus de réformes qui garantissent la non-répétition des crimes commis et de renforcer les chances d’un vrai processus de réconciliation nationale.

Du côté des syndicats, c’est également la satisfaction et une volonté d’aller vers une véritable réconciliation nationale. Pour eux, il faut aller vers la réconciliation nationale mais il faut d’abord faire la lumière sur les dossiers pendants. « Réconciliation d’accord, mais vérité et justice d’abord. S’il n’y a pas de justice, on ne peut pas réconcilier les gens dans leurs plaies. Raison pour laquelle nous avons insisté sur ce point », dixit Paul Kaboré, représentant de l’UAS.

Photo de famille

Paul Kaboré et ses camarades se disent prêts à accompagner le HCRUN dans sa mission. « Nous allons accompagner entièrement le HCRUN. Parce que d’aucuns disent que le HCRUN est budgétivore, mais nous avons constaté aujourd’hui que c’est le contraire. Ce sont des gens qui travaillent, étudient et font tout pour ne pas exclure qui que ce soit dans cette réconciliation. Et même si la fin du mandat du HCRUN approche, l’UAS va demander une prolongation pour que le HCRUN puisse continuer sa mission de réconciliation nationale au Burkina Faso », a ajouté Paul Kaboré de l’UAS.

Mamadou ZONGO (stagiaire)
Lefaso.net

Related posts

Leave a Comment