Ramadan Burkina : « Celui qui a vécu la faim et la soif comprend la souffrance d’autrui autour de lui »

Ramadan, la fin du jeûne musulman fêtée partout dans le monde. Ce matin au terrain Dabo Boukary de l’université de Ouagadougou Joseph Ki-Zerbo, les fidèles se sont réunis pour la prière collective. Habillés de leur plus belle tunique, tapis de prière en main, cache nez sur le visage, et rangés avec suffisamment de distance, les fidèles sont venus remercier Dieu pour tous ses bienfaits et pour toutes les grâces reçues durant ce mois de jeûne écoulé.

Ce jeûne n’a pas été facile au regard des conditions climatiques de plus en plus rudes. Mais le « ramadan est une période parmi les meilleures de la vie du musulman. Sa finalité est d’éduquer les sens pour que le musulman fasse plus de bien que de mal. Sa finalité est d’ éveiller la compassion et la solidarité envers les autres. Car celui qui a connu la faim et la soif comprend  la souffrance d’autrui autour de lui » a déclaré l’imam Tiego Tiemtore célébrant ce jour.

Le Burkrina Faso traverse trois crises majeures à savoir le terrorisme, le déplacement massif des populations et depuis peu le covid19.  Toutes ces crises sont très souvent empreint de replie « identitaire, de stigmatisation, etc ».

Le rôle du musulman est d’être « utile » à sa société. L’imam a appelé toute la nation à la solidarité envers les « pauvres , les voeuves, les malades les orphelins  » et les autorités à prendre des mesures qui tiennent compte de « fragilité des menages ».

Le covid19 nous enseigne « la fragilité de l’être humain. Dieu nous éprouve par la maladie, la peur, la calamité , l’échec mais aussi par la joie, la santé, la richesse. Mais dans toutes ces situations, il faut garder sa foi intacte car Dieu seul a la commande de tout. »

Du reste ce Ramadan a été l’occasion pour l’imam Tiego Tiemtore de féliciter l’ensemble de la communauté musulamne qui a répondu favorablement à l’appel à la solidarité en cette période de crise sanitaire. Et a exhorté au respect de l’autorité de l’Etat.

Le vivre ensemble est une nécessité. Et la « jeunesse doit être formée, des opportunités doivent lui être données afin qu’elle puisse prendre la relève le moment venu ».

Ange L. Jordan MEDA
Infowakat.net

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