Protection des droits à l’ère du numérique : La CIL et la Brigade de lutte contre la cybercriminalité mutualisent leurs forces

Ce mardi 1er septembre 2020 à Ouagadougou, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) ont signé une convention de partenariat. Cette alliance vise à mutualiser les forces des deux structures dans la promotion et la protection des droits des citoyens burkinabè dans le cyberespace. À travers cette convention, la BCLCC et la CIL s’engagent à développer et à entretenir une relation de partenariat pour la préservation et la protection des données à caractère personnel et de la vie privée des citoyens burkinabè à l’ère du numérique.

Partageant des objectifs communs liés à la protection des droits humains, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) ont jugé important de conjuguer leurs efforts. Et c’est ce qui a conduit les deux structures à sceller cette convention.

Les collaborateurs lors de la signature de la convention.

Ainsi donc, il sera fait un plaidoyer pour des formations communes au profit des agents des deux structures, sans oublier le partage d’expériences, la sensibilisation « grand public » et la mise en place d’un laboratoire d’expertise technique sur le plan national. « Conscients des enjeux de l’utilisation des données à caractère personnel, nous avons besoin d’unir nos forces. Avec ce partenariat, la CIL compte mener de façon conjointe sa mission de protection des citoyens à travers le partage d’expériences », a déclaré la présidente de la CIL, Marguerite Ouédraogo.
Le document de la convention de partenariat comporte huit articles.

La présidente de la Commission de l’informatique et des libertés, Marguerite Ouédraogo.

Dans ces articles, les deux structures s’engagent à développer des initiatives communes allant dans le sens du renforcement de la protection des droits des citoyens burkinabè à l’ère du numérique. La CIL s’occupe de la protection des données à caractère personnel. En ce qui concerne la BCLCC, « son but dans cette mission est la manifestation de la vérité. Dans les enquêtes, on doit rechercher la vérité. Et ces deux structures ensemble permettront de garantir aux citoyens une meilleure protection de leur liberté », a expliqué le conseiller technique du ministère de la Sécurité, Bienvenu Claude Bado.

Le conseiller technique du ministère de la Sécurité, Bienvenu Claude Bado.

La BCLCC et la CIL s’engagent aussi à tenir des bilans annuels à tour de rôle pour évaluer l’état du partenariat instauré. Et tout différend qui surviendrait dans l’application de la présence convention sera réglé à l’amiable entre les deux parties.
En rappel, la signature de cette convention fait suite à la visite du ministre de la Sécurité à la CIL, le 30 avril 2020. À l’issue de cette visite, le ministre et la présidente de la CIL avaient proposé de renforcer leur collaboration.

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

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