Procès Putsch Manqué : Témoignage de Chérif Sy

Guillaume Soro et moi, sommes rencontrés à Paris en octobre 2015.
Avant même ça, il avait envoyé son chargé de communication pour me voir. (…)
Ce jour-là à Paris, Soro m’a approché pour me dire qu’il avait envoyé quelqu’un pour me demander qu’on échange mais que j’aurai refusé. 
Je lui ai dit que je n’ai pas refusé.

Il me dit non, en fait, lui il reconnaît avoir dit des choses sur moi, mais c’est parce qu’ils me connaissait pas au moment où il faisait ces déclarations. 
Qu’il voulait qu’on en parle. Je lui ai dit que je serai très heureux de le recevoir au Burkina pour en parler.

Donc si lui-même reconnaît qu’il a tenu ces propos, je ne comprend pas pourquoi des gens vont encore dire que les enregistrements audios ont été falsifiés et manipulés.

Déjà en novembre 2015, lorsqu’on nous auditionnait dans le cadre de la désignation du Président de la Transition, nous avons dit aux membres de la commission que tant que le #RSP ne serait pas dissout, la Transition n’arrivera jamais à terme. 
À un certain moment, ils allaient passer à l’acte.

Pendant les évènements, le pouvoir n’était nullement vacant. 
Le Président, le premier ministre avaient été arrêtés certes, mais, en ma qualité de Président du #CNT, je devenais de facto le Président de la Transition. Il n’y avait aucune vacance de pouvoir.

La radio 108 n’est pas mon oeuvre personnelle. Ce sont des camarades activistes de la société civile qui l’ont mis en place. 
C’était un outil de lutte. 
Mes messages passaient sur cette radio ainsi que des appels de mobilisation des patriotes et des démocrates.
Ce serait une lâcheté historique de croire que la résistance pendant cette période là était mon oeuvre personnelle. 
Ce sont des des fils et des fils qui ont développé des stratégies pour lutter contre la forfaiture du RSP.

Cheriff SY (témoin)

Ce qu’il sait et ce qu’il a fait pendant cette période dans nos prochains posts.

L’audience continue

Boris Anicet ZONOU

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