Procès du putsch : « Guillaume Soro a reconnu ce qu’il a dit »

L’audition de Cheriff Moumina Sy, actuel ministre d’Etat, ministre de la défense, mais Président du Conseil national de la Transition (CNT), organe législatif de la Transition, au moment du Coup d’Etat de septembre 2015 a été assez houleuse dans la soirée du mercredi 13 mars 2019 lorsqu’il répondait aux nombreuses questions de Me Dieudonné Bonkoungou, avocat de Djibrill Bassolé. Il a fallu une suspension de séance pour calmer les uns et les autres.

Pourtant, dans la matinée, tout se passait bien. Tout de blanc vêtu, le témoin du jour s’est avancé vers les juges du Tribunal. Devant le micro, il s’est présenté, « Sy Moumina Cheriff, né en 1960 donc 59 ans, ministre d’Etat, ministre à la défense nationale », avant de déposer en qualité de témoin. Des faits, il aurait été informé le 16 septembre 2015 dans les environs de 14h de l’arrestation du Président du Faso, du Premier ministre et de certains des ministres.

Après avoir communiqué avec un certain nombre de personnes dont l’ancien Chef d’état-major général des armées, le général Pingrénoma Zagré ou l’ancien Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina, Tulinabo Mushingui, le témoin Sy retient que « c’était un coup d’Etat dès le 16 septembre ». Le 17 septembre 2015, narre le témoin, « nous avons entendu de là où nous étions qu’il y avait un CND (Conseil national pour la démocratie dirigé par le général Diendéré, chef des putschistes, ndlr) (…) Nous avons apporté toute la résistance nécessaire ».  

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