Procès du putsch du CND : « Je reste convaincu que vous allez m’acquitter », déclare Fayçal Nanéma

La phase des plaidoiries de la défense s’est poursuivie ce mardi 13 août 2019, dans le cadre du procès du coup du putsch du Conseil national pour la démocratie (CND). Pendant que la défense du capitaine Abdoulaye Dao brandit les circonstances atténuantes, Ousseni Fayçal Nanéma, quant à lui, est convaincu de son prochain acquittement.

Selon Me Mireille Barry, conseil du capitaine Abdoulaye Dao, l’intervention de son client a facilité l’opération de désarmement du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Mais pourquoi un tel acharnement contre sa personne ? s’interroge-t-elle.

Le parquet militaire a requis cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende d’un million de FCFA contre Abdoulaye Dao. Une réquisition que son conseil ne digère toujours pas. « Nous avons l’impression que le capitaine Dao doit payer pour tous les membres du RSP », a déploré Me Barry.

L’avocate du capitaine Dao a pointé du doigt les coupables du putsch de septembre 2015. « Les véritables responsables de cette situation, c’est l’État ; ce sont les autorités au moment des faits qui n’ont pas respecté leurs engagements », a-t-elle affirmé.

Appelé à la barre pour son mot de fin, Abdoulaye Dao a salué la mémoire des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. « Que l’ensemble des fils du Burkina se retrouvent pour que nous puissions tourner les regards vers les chantiers du développement », a-t-il souhaité.

« Je reste convaincu que vous allez m’acquitter »

Ousseni Fayçal Naména est poursuivi pour complicité de dégradation volontaire aggravée de biens et de recel. Me Zaliatou Aouba, son conseil, a déclaré qu’aucune preuve n’a été apportée devant cette juridiction.

Elle a noté un vide juridique, car selon elle, l’infraction de recel ne figure pas dans la citation à comparaître de son client. Faisant référence à l’arrêt de renvoi, Ousseni Fayçal Naména est accusé d’être auteur et de complicité de dégradation volontaire aggravée de biens. « On ne saurait être auteur et complice à la fois. Soit c’est l’un ou c’est l’autre », a fait savoir Me Aouba.

Dans son dernier mot à la barre, Ousseni Fayçal Naména a brandi la constance de ses propos devant le juge d’instruction et cette barre. « J’ai dit ce que j’ai fait. J’espère que vous allez faire part des choses et dire le droit ». Après avoir exprimé ‘’sa bonne foi’’, Ousseni Fayçal Nanéma a déclaré : « Je reste convaincu que vous allez m’acquitter ».

LeFaso.net

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