Procès du coup d’Etat : Les généraux Diendéré et Bassolé malades

Les présumés cerveaux du coup d’Etat de septembre 2015 sont tous malades. Après le général Djibril Bassolé finalement transféré le 6 mars 2019 en Tunisie pour recevoir des soins, c’est au tour de l’éphémère président du CND d’avoir des ennuis de santé, ce qui a occasionné une suspension d’audience ce 7 mars, à la demande de ses avocats.

Ce n’est pas la grande forme dans le camp des généraux inculpés dans le dossier du coup d’Etat de septembre 2015. Les ennuis de santé ont commencé avec le général de gendarmerie Djibril Bassolé. L’on se rappelle que depuis la MACA ou il séjournait, des échos faisaient état de la dégradation continue de sa santé. Plusieurs fois, ses avocats avaient plaidé son évacuation à l’étranger pour recevoir des soins appropriés.

Des demandes restées sans suite. Même de sa résidence surveillée, des demandes en en ce sens ont toujours été formulées. Depuis quelque temps, l’accusé ne comparaissait plus, à cause, dit-on d’une dégradation continue de son état de santé.

C’est dans ce contexte que dans la soirée du 6 mars 2019, un communiqué du ministre de la Communication faisait état de l’évacuation du premier Gal de gendarmerie du pays en Tunisie “pour des raisons sanitaires” et qu’il “y subira des soins appropriés comme recommandés par ses médecins traitants”.

Et le lendemain, le 7 mars, alors que le président du tribunal Seidou Ouédraogo avait décidé exceptionnellement (les jeudis, il n’y a pas d’audience ) de tenir une audience, puisque le vendredi est férié, un autre malade et pas des moindres est annoncé. Jusqu’après 10h, le président et sa cour n’avaient pas fait leur entrée dans la salle d’audience. Quand finalement ils arrivent et que le président annonce la reprise des joutes, l’un des avocats du présumé cerveau du coup d’Etat, Me Oliver Yelkouni, demande la parole et requiert une suspension. “Le général ne se sent pas bien. Il est difficile qu’il comparaisse”, annonce-t-il. Il précise que son client doit voir un médecin et le temps qu’il se rétablisse, les débats ne peuvent se poursuivre.

Le parquet et les avocats de la partie civile ne trouveront pas objet à opiner, “vu le bien-fondé de la requête”. Le président annonce alors la suspension de l’audience qui reprendra le 11 mars prochain avec probablement l’audition du dernier témoin cité par le ministère public, l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo.

Avant de lever la séance, le président Seidou Ouédraogo a annoncé une nouvelle liste de témoins à comparaître parmi lesquels, Moumina Chérif Sy, président du Conseil national de la transition(CNT) pendant le coup d’Etat et actuellement ministre en charge de la Défense nationale.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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