Présidentielle 2020 au Burkina : « Ensemble, osons le changement », clame Zéphirin Diabré, candidat de l’UPC

Désignation et investiture du candidat, ce sont les actes clés qui étaient attendus par les militants à ce deuxième congrès extraordinaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) qui s’est tenu ce 25 juillet 2020 au Palais des sports de Ouaga 2000. Et c’est sans étonnement que Zéphirin Diabré, président du parti a été désigné et investi candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de novembre 2020 au Burkina.

« Désignation et investiture », c’est les deux actes majeurs de ce deuxième congrès extraordinaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). Malgré les slogans qui faisaient vivre la salle du palais notamment « Zeph à kossyam », le moment « tant attendu » a été la désignation suivie de l’investiture du candidat du parti à la présidentielle de novembre 2020. C’est sans surprise que le chef de file de l’opposition politique burkinabè, Zéphirin Diabré, a été désigné et investi par les militants comme le candidat du parti à la présidentielle du 22 novembre 2020.

Et c’est par des ovations que Zéphirin Diabré a été installé comme candidat de l’UPC à l’élection présidentielle avec son « bâton de commandement ». Installé, Zéphirin Diabré a lancé un appel à la mobilisation autour de sa candidature. Pour le candidat, cet appel au-delà de sa famille politique est à l’ensemble de tous les Burkinabè.

L’entrée au palais du président et candidat de l’UPC à la présidentielle de novembre 2020

A ce congrès extraordinaire de l’UPC et à l’orée de l’élection présidentielle, le bilan de la gestion du pourvoir en place a été étaler pour avertir les Burkinabè de ne plus commettre une seconde erreur car le pays va amorcer un tournant décisif en 2020.

C’est le rappel lancé par l’UPC pour interpeller les Burkinabè sur ce rendez-vous historique de novembre 2020. Certains cadres de l’UPC estiment qu’au regard de la crise que le pays traverse, seul Zéphirin Diabré peut redonner un second souffle à ce pays surtout après cinq ans de turbulence à cause de qu’ils appellent « des tâtonnements ». Et le président de la paix et de la réconciliation pour ce pays n’est personne d’autre que le « lion » de l’UPC selon les responsables du parti.

Il y a cinq ans, les Burkinabè ont commis l’erreur grave de confier la destinée du pays au Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) et à ses alliés. En plaçant ce deuxième congrès sous le signe d’un nouveau départ, l’UPC à travers ce congrès se dit déçu comme le peuple burkinabè de la gestion du pouvoir par le MPP. Aussi, le parti veut le changement et le vrai changement. Le parti indique que ce pays a plus besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle vision et d’un nouveau chemin. Et la campagne qui se profile à l’horizon leur permettra, selon le candidat, « d’apporter des détails avec une précision chirurgicale sur le bilan quinquennal du MPP ».

Une vue d’ensemble du Palais des sports de Ouaga 2000

Selon Zéphirin Diabré, tout le monde peut deviner les maux qui s’imposent lorsqu’on parle du MPP et alliés dans leur gestion du pouvoir depuis ses 5 ans. « Terrorisme, insécurité, exécution sommaire, stigmatisation, Covid-19, crise sociale, corruption », sont les maux qui résument le bilan du MPP. Et pour le parti du lion, le MPP et ses alliés sont rentrés déjà dans l’histoire par la mauvaise porte car on dira à plusieurs générations que c’est quand il était au pouvoir que le terrorisme s’est installer au Burkina. Concernant les questions de corruption et de la mauvaise gestion, rien n’a changé avec le MPP. Pis, ce régime a des ministres et des conseillers qui sont devenus des « broutteurs » à en croire l’UPC.

Face à cette situation de mauvaise gestion, le rôle de l’UPC est de poursuivre le combat pour refaire et faire un nouveau chemin au pays. Sur la question de la fraude électorale, le candidat de l’UPC a souligné que « c’est le sport favori de toute une génération de politiciens depuis la révolution ». Et avec les récents cas, l’Opposition a demandé qu’après l’enrôlement le fichier électoral soit audité par une autorité internationale, crédible et choisie de commun accord par tous les responsables politiques. Et aussi l’examen minutieux du matériel informatique qui servira dans le processus électoral.

Des militantes de l’UPC

A ce congrès, le comité d’organisation a mis les petits plats dans les grands pour afficher les ambitions du parti et aussi mettre en exergue sa force de frappe en matière de mobilisation. En plus de la forte mobilisation des militants, des partis politiques toutes tendances confondues au plan national et aussi de l’étranger sont venus apporter leur soutien au président de l’UPC. La cuvette du Palais des sports de Ouaga 2000 n’a cessé de raisonner aux cris des slogans comme entre autres « Zeph, la référence », « Zeph, Kossyam » ou « Zeph, pour le vrai changement ».

Des messages de sympathie et de reconnaissance

Plusieurs partis politiques du Burkina et de pays « amis et frères » notamment du Mali, de la Guinée-Conakry, du Niger et le Réseau libéral africain, représenté par le présidant de l’ADF-RDA, Me Gilbert Ouédraogo, ont marqué l’événement de leur présence. Nombre d’entre eux ne se sont pas privés d’adresser des messages à l’endroit du candidat de l’UPC et à l’organisation politique qu’il préside.

Ainsi, Eddie Komboigo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et Jean Hubert Bazie, le président du parti Convergence de l’Espoir ont livré des messages aux militants de l’UPC et au candidat. Ils ont aussi interpellé l’ensemble des Burkinabè à permettre à ceux qui sont capables d’être à la tête du Burkina Faso pour ramener la sérénité, le vivre-ensemble réel et la paix.

Des militantes de l’UPC

Le président du Réseau libéral africain et président de l’ADF-RDA, après avoir présenté Zéphirin Diabré comme un leader capable de transformer le Burkina Faso à travers les valeurs qu’il incarne, est revenu à la charge pour dire à ceux qui ont la gestion du pouvoir « qu’il est grand temps pour eux de libérer le plancher pour permettre à des hommes compétents de conduire le pays vers un avenir radieux ».

Rassuré par les soutiens de ses militants et des partis libéraux, l’UPC à travers son candidat Zéphirin Diabré compte mettre les bouchées doubles pour attaquer l’autre étape de la lutte à savoir « la victoire des urnes ». Et pour le candidat de l’UPC, les réponses ne manquent pas pour sortir le pays du gouffre à condition que les Burkinabè lui offre l’occasion en novembre. Zéphirin Diabré y croit fermement et rassure que l’UPC dispose des hommes et des femmes pour faire le changement tant espéré par le peuple burkinabè depuis 2015.

O.I.
Lefaso.net

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