Ouagadougou / Police municipale : «Il n’appartient pas à un maire de signer un décret pour reclasser un agent » (A.Béouindé)

Le maire de la commune de Ouagadougou, Armand Béouindé s’est exprimé sur la préoccupation des policiers municipaux concernant la gestion de leur carrière ce 18 février 2020. En effet, le Collectif des policiers municipaux du Burkina (COPM/B) estime qu’il subisse une maltraitance de la part du maire dans la reconstitution des carrières. Mais selon le maire Béouindé, ses boys ne tapent pas à la bonne porte.

Armand Béouindé explique que le problème posé par les policiers municipaux ne peut pas être résolu par les collectivités territoriales. Le collectif affirme que depuis 1995, la police municipale ne dispose pas de plan de carrière clair. Le maire estime que c’est une mauvaise lecture.

« Je leur ai répété cela. C’est un problème de reclassement. C’est l’Etat seul qui peut signer un décret. Il n’appartient pas à un Maire de signer un décret pour reclasser un agent. Alors que, ce qu’ils nous demandent c’est de reclasser les anciens agents pour qu’ils soient au même niveau de traitement que les nouveaux agents qui sont recrutés. La loi dit que les reclassements ne sont pas possibles. La seule manière d’avancer dans un corps de l’Etat c’est de faire un concours professionnel », argue le maire de la ville de Ouagadougou.

Il regrette le faite que beaucoup d’agents soient frappés par la limite d’âge et ne puissent pas passer les concours professionnels qui sont organisés chaque année.

Le maire insiste sur le fait que c’est une question de gestion de carrière. « Maintenant prendre ce tort mettre sur les collectivités territoriales et faire croire que c’est l’AMBF qui bloque. Non, ce n’est pas la vérité », souligne-t-il.

Il rassure toutefois que l’Etat est en train de faire une relecture du statut du policier municipal. « Pour le Syndicat des policiers municipaux, c’est que les collectivités territoriales arrêtent de recruter jusqu’à ce que cette relecture se fasse. Ce qui n’est pas possible pour la simple raison que nous avons des besoins. Nous avons des besoins en sécurité et nous ne pouvons pas ne pas recruter sous l’ancien statut. Si le nouveau statut venait à voir le jour l’Etat trouvera le mécanisme nécessaire pour pouvoir adapter ce nouveau statut aux policiers. C’est un cri de cœur qu’ils lancent mais, ils ne tapent pas à la bonne porte. La bonne porte c’est le gouvernement », signifie Armand Béouindé.

Ketsia Wané

Infowakat.net

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