Ouagadougou : Les agents de police observent un arrêt de travail

Les citoyens qui se sont rendus au commissariat central de police de Ouagadougou ce lundi 4 mars 2019, ont fait l’amer constat d’un arrêt de travail observé par les agents de police. Ces usagers ont donc rebroussé chemin, face à un mouvement d’humeur dont ils ignorent les motifs.

Il est 10h. Nous sommes devant le commissariat central de police de Ouagadougou. D’habitude, pour se frayer un passage à cette heure, il faut actionner son klaxon ou jouer des coudes. Mais ce lundi 4 mars 2019, la fluidité de la circulation autour du commissariat intrigue bon nombre d’usagers. Un seul refrain était dans toutes les bouches : « Ils ne travaillent pas aujourd’hui ».

Pour en savoir davantage sur ce mouvement, nous prenons langue avec un agent de police qui affirme que « le commissariat central est pratiquement en arrêt, en matière d’offre de services ». Et pour cause, les policiers observent un mouvement d’humeur. Le motif de cet arrêt de travail semble être difficile à appréhender, malgré les multiples tentatives pour comprendre ce qui se passe. « On ne travaille pas aujourd’hui ».

Moins de monde devant l’entrée

C’est la seule rengaine lancée aux multiples usagers par cette policière postée derrière une barrière pour faire rebrousser chemin aux usagers, sans autre forme d’explication. Toutes nos tentatives pour toucher la hiérarchie policière sont restées vaines. Même silence du côté de l’Union police nationale (UNAPOL). La seule explication plausible servie est qu’il s’agit « d’un mouvement d’humeur et comme il n’est pas officiel, nous ne pouvons rien dire ».

Pour cet usager, Moumouni Konkonbo, « cet arrêt de travail de la police est incompréhensible surtout un lundi où les gens ont plus de documents à faire viser ». Il estime que les policiers doivent prendre du recul par rapport à certaines décisions pour ne pas pénaliser les citoyens.

Autre commissariat, même constat. Nous sommes au commissariat de police de Ouaga 2000. Ici aussi, les désagréments de cet arrêt de travail se lisaient sur les visages de certains usagers venus pour faire établir des documents. « On ne comprend pas nos administrations. Lorsque les choses commencent à vouloir fonctionner, les blocages reprennent au motif de la non-satisfaction de plateformes [revendicatives] », se désole Neimata Ilboudo.

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

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