Opération caisses vides du SYNTSHA : « Si leur revendication va consister à nous consulter gratuitement, c’est bon » (Un patient)

Du 7 juin au 1er septembre 2019, le Syndicat national de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a appelé ses militants entre autres à une opération caisse vide pour la satisfaction de leur plateforme revendicative. Constat dans quelques centres de santé où l’opération semble être un succès.

Après une première grève en avril 2019, une seconde en mai et le boycott des gardes et permanences, le Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale a opté pour une autre forme de lutte : une opération caisse vide. Le syndicat appelle également ses militants à s’abstenir de fournir les rapports statistiques et effectuer des tournées et missions et ce jusqu’au 1er septembre 2019 avec possibilité de reconduire le mouvement.

Dans quelques centres de santé de Ouagadougou où nous sommes rendus, notamment au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Wemtenga, au CSPS de Yamtenga et au CHU de Bogodogo, la mesure semble être respectée.

Pour les consultations, nul besoin de se procurer un ticket de consultation. Au CSPS de Wemtenga, les premiers patients à arriver et qui s’étaient procurer le ticket sont invités par une infirmière à aller se faire rembourser à la caisse. Les usagers qui se dirigent instinctivement à la caisse pour se procurer un ticket sont interpellés par la même infirmière qui se tient à l’entrée du dispensaire. « Si c’est pour les consultations médicales, venez, vous n’avez pas besoin de ticket. », lance-t-elle.

Aux patients surpris, elle explique : « C’est une opération caisse vide pour que le gouvernement puisse satisfaire nos revendications. »

Cette opération caisses vides est saluée par les patients qui estiment que cette forme de revendication est beaucoup mieux que la grève et le boycott des gardes et permanences qui, à leur avis, portaient préjudice à la population. « Si leur revendication va consister à nous consulter gratuitement, c’est bon. La petite économie de 200 F CFA (prix de la consultation) que j’ai faite ce matin n’est pas à négliger », indique, une patiente venue se faire soigner.

Pour cet autre accompagnant de malade, même si ce type de revendication ne porte pas préjudice à la population, l’Etat par contre perd de l’argent. Pour lui donc, il serait mieux que le gouvernement réagisse et réponde aux préoccupations des agents de santé.
Lefaso.net

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