Nutrition : Inno Faso apporte des aliments thérapeutiques aux détenus

L’entreprise agroalimentaire Inno Faso, spécialisée dans la fabrication de produits alimentaires thérapeutiques, a procédé à la remise d’aliments prêts pour la consommation à la Direction générale de l’administration pénitentiaire, ce 2 juillet 2019 à Ouagadougou. Ce don, destiné aux pensionnaires des centres de détention de la capitale, permettra de résorber les carences alimentaires des malnutris détectés.

Ils ont perdu la liberté de mouvement. Ils sont également en train de perdre quelques éléments de protection de leur organisme. Selon le rapport d’évaluation de la situation nutritionnelle, au mois d’avril 2019, ce sont environ 21,29%, soit 193 pensionnaires de la Prison de haute sécurité (PHS) de Ouagadougou, et 2,9% de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), qui sont atteints de malnutrition dont 2,16% de malnutrition sévère.

« Au-delà des efforts en matière d’alimentation faits par le gouvernement, nous avons un certain nombre de difficultés dans nos centres de détention », a expliqué Eloi Guigma, directeur général de l’administration pénitentiaire.

Oumar Coulibaly, directeur général de Inno Faso

Pour aider à pallier ces carences, l’entreprise agroalimentaire Inno Faso a mis 70 cartons de Plumpy’nut et de Plumpy’sup à la disposition de l’administration pénitentiaire. Ce don est essentiellement composé d’aliments thérapeutiques, riches en vitamines et sels minéraux, prêts pour la consommation. Ils permettent de traiter les personnes en situation de malnutrition sévère ou modérée, a expliqué Oumar Coulibaly, directeur général de Inno Faso.

Eloi Guigma, directeur général de l’administration pénitentiaire

« Ce don viendra combler les besoins d’alimentation à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou et à la Prison de haute sécurité », s’est réjoui l’inspecteur divisionnaire Eloi Guigma.

Les besoins journaliers en nutriments sont estimés à 2 400 Kcal. Et pour résorber les carences alimentaires des pensionnaires de ces centres de détention, « nous allons faire une distribution d’environ 1 500 Kcal par jour. Cela leur permettra, au bout de six semaines environ, de sortir de cette situation de malnutrition », a expliqué Dr Traoré, directeur de la santé et de l’action sociale au sein de l’administration pénitentiaire.

Dr Traoré, directeur de la santé et d el’action sociale de l’administration pénitentiaire

Ce fut l’occasion pour le Dr Traoré d’interpeller les populations de façon générale à venir en appui à leurs parents en détention, en plus des actions que mènent les pouvoirs publics. Les détenus frappés de malnutrition sont le plus souvent délaissés par leurs familles.
Lefaso.net

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