Mouvements des droits de l’homme : L’ONG Stand for life and liberty contre toute forme d’exploitation des populations

Pour se prononcer sur les sujets d’actualités touchant la vie de la nation et aussi sur le plan international et présenter la nouvelle Organisation non gouvernementale (ONG) Stand for life and liberty , il s’est tenu une conférence de presse, le samedi 11 janvier 2020, à la Maison des retraités Antoine NANGA.

Dans un monde qui traverse l’une des périodes les plus difficiles de son existence avec une jeunesse happée par la vitesse de l’évolution, des hommes et des femmes pour impacter la marche de l’humanité ont décidé de prendre leur destin en main. Ainsi, est née l’organisation panafricaine et mondiale en avril 2019 aux Etats-Unis Stand for life and liberty(S2L) pour être un canal d’émancipation des sans voix. Pour la section du Burkina Faso coordonnée par Vincent de Paul Kaboré, Stand for life and liberty milite pour une jeunesse consciente en se battant pour son épanouissement et son développement autour des idéaux de dignité, d’intégrité, d’honneur. Rejetant toute forme d’injustice, S2L, fait de cette question son cheval de bataille en réclamant une humanité plus juste où règnent la vérité, l’amour et le respect sous toutes ses formes.

Ayant comme devise « Oser lutter, savoir vaincre », l’ONG identifie avec les populations des projets de développement et mobilise des financements pour leur réalisation ; elle mène des actions pour la culture de la paix, de la sagesse et des valeurs liéées au respect de la vie humaine, participe à la conscientisation de la jeunesse. La formation à la participation citoyenne et à la culture de la démocratie et de la bonne gouvernance est également une branche de l’ONG. Désireuse de construire une humanité digne et debout quel que soit les circonstances, l’ONG Stand for life and liberty, crée des cadres de réflexion et de création d’emplois, œuvre pour l’épanouissement individuel et collectif.

Agissant pour la promotion des droits humains, à l’éveil des consciences, la coordination nationale de S2L au Burkina Faso se prononçant sur les sujets de l’heure a dénoncé les attaques terroristes perpétrées sur le territoire national et marqué sa solidarité avec les Forces de défense et de sécurité et des familles victimes des actes de barbaries. Outre, sa position sur la question sécuritaire, le coordonnateur national Vincent de Paul Kaboré, s’oppose à l’ingérence de la France dans les affaires internes des Etats africains en général et du G5 Sahel en particulier.

Pour lui, le prochain sommet de Pau devrait permettre à la France d’éclaircir sa situation au G5 Sahel ; car dira-t-il « il est incompréhensible que des colonnes de groupe armés traversent les frontières et attaquent des bases militaires, alors que la France fait voler des drones au-dessus de nos têtes ». Selon toujours le coordonnateur national il n’est pas normal qu’au Mali, la France fasse 2 poids, 2 mesures dans son aide pour combattre le terrorisme en participant à diviser l’Etat malien. Aujourd’hui, Kidal est un Etat à l’intérieur d’un Etat souverain qu’est le Mali, avec la bénédiction de la France, dira-t-il en conclusion sur ce volet.

Sur la question de la monnaie, Stand for live and liberty Burkina rejette le FCFA dans sa forme actuelle avec la parité fixe avec l’Euro. Pour les conférenciers, les réformes sur les FCFA sont loin de satisfaire, même s’ils reconnaissent les avancées en terme de changement de nom de la monnaie de franc CFA à ECO, l’arrêt de la centralisation de 50% des réserves de changes au trésor français et la fermeture du compte d’opérations, ainsi que le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de gestion de l’UEMOA.

Cependant, ils ont dénoncé la parité fixe maintenue avec l’euro à cause des méfaits sur les économies nationales ; dont notamment la perte de compétitivité des productions locales, le renforcement de l’extraversion des économies et la privation d’un important instrument de politique économique. En sus de ces points ressortis, Vincent de Paul Kaboré a tenu à manifester l’opposition de l’ONG Stand for life and liberty sur la libre-transférabilité des capitaux vers la zone euro, car elle s’oppose à la formation d’épargne nationale.

Pour les responsables de S2L, ce principe favorise la fuite des capitaux financiers indispensables à la reconstruction des pays africains. Par ce mécanisme, relève-t-il, les bénéfices colossaux engrangés en Afrique et dans la zone franc sont massivement rapatriés dans les banques européennes, sans aucune contrainte de réinvestissement.

Juste Ephrem ZIO
Lefaso.net

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