Mouvement des agents de santé au Burkina : « La résistance est engagée et même les menaces, intimidations et coupures de salaires ne pourront pas empêcher la lutte », clame Pissyamba Ouédraogo du SYNTSHA

La sous-section du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) de l’hôpital de Tengandogo a observé, du 22 au 24 octobre 2019, un sit-in de 72 heures de 7h30 à 11 h. L’objectif de ce sit-in était, une fois de plus, selon le syndicat, de revendiquer l’application de la fonction publique hospitalière, le reversement réel des fonctionnaires et contractuels de l’Etat dans la loi 081 et l’arrêt des menaces et intimidations à l’endroit des agents de santé.

Pour ce dernier jour du sit-in, c’est-à-dire, ce jeudi 24 octobre 2019, la sous-section du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a reçu le soutien du bureau national. Les représentants du bureau présents à l’occasion ont été conduits par le Secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, qui dit être venu apporte soutien et encouragement à la sous-section pour cet « acte de bravoure ».

Pissyamba Ouédraogo, SG du SYNTSHA

Car, dit-il, « on vous a certainement dit qu’on va vous brimer et ajouter des interdictions par-ci, par-là mais vous avez tenu bon. Et le message que j’aimerais vous dire, c’est que la lutte se poursuit et nous résisterons jusqu’à la fin. Les coupures que certains ont dû subir sur leur salaire, ils veulent utiliser cela pour nous briser mais nous avons une seule issue, c’est de résister jusqu’au bout et de s’encourager mutuellement et ensuite il faut qu’on continue d’expliquer la cause de notre lutte à la population ».

En rappel, la plateforme revendicative, selon le SG adjoint de la sous-section du SYNTSHA de Tengandogo, Moussa Kabré, tourne autour de trois points à savoir l’application de la fonction publique hospitalière, le reversement réel des fonctionnaires et contractuels de l’Etat dans la loi 081 et l’arrêt des menaces et intimidations à l’endroit des agents de santé. Et leur attente, c’est l’application de ces trois points, tout en faisant savoir qu’ils sont toujours ouverts au dialogue afin de trouver une solution.

Moussa Kabré, SG adjoint de la sous-section du SYNTSHA de Tengandogo

Quant au DG de Tengandogo, Alexandre Sanfo, il a indiqué que les revendications des agents demandent sont en négociation avec les ministères de la Santé, de la Fonction publique et des Finances afin de voir dans quelle mesure ces points peuvent être pris en compte. « Car bénéficiant d’une spécificité, cela n’était pas pris en compte et nous sommes en négociation pour que ces points puissent l’être mais les agents ne l’entendent de cette oreille », a-t-il expliqué.

Puis de poursuivre : « Mais en réalité, les raisons de ce sit-in, c’est le fait qu’à la fin de ce mois, nous avons décidé de couper certains salaires de ceux-là qui ne consultent plus et qui ne transmettent plus les données sanitaires, parce que c’est une partie du travail qu’on leur demande et qu’ils ne font pas. Et derrière ce mouvement, c’est comme une pression pour empêcher les hôpitaux de retenir l’argent qu’ils doivent retenir ».

Lefaso.net

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